Fêter ou non la Saint-Valentin

Publié le 13 Février 2012

C’est non sans émotion que j’aborde ici un grand débat de société, et ce, à la veille du jour fatidique. La Saint-Valentin : en être ou pas ?

 

Impossible de ne pas aborder l’aspect historique du 14 février. Et là les sources divergent. Quoi qu’il en soit, sachez que la Saint-Valentin renvoie, entre autres, à des hommes nus coursant des femmes pour les fouetter avec des lanières en peau de bouc, à la période des amours chez les piafs, à une loterie visant à former des couples pour une année, à des parties de cache-cache géant entre célibataires, à des sacrifices de chèvres, à un prête romain décapité…

Cherchez bien le romantisme dans ces exemples : ça ne va pas être évident !

 

Aujourd’hui, et on s’en fout bien de savoir depuis quand, la Saint-Valentin, c’est la fête des amoureux… Et rien que cette dénomination, autant l’avouer, c’est niais.

Qu’importe : ceux (ou celles) qui prétendent ignorer que la Saint-Valentin est imminente sont de mauvaise foi : les vitrines de tous les types de boutiques se parent de rose ; les cœurs envahissent les devantures ; la radio en parlent, votre boîte mail est pourrie de spams valentinois ; les grandes enseignes vous proposent des sélections de cadeaux ; Carrefour et Picard vous ont concocté un menu Saint-Valentin…

Bref, on ne peut pas y échapper.

 

Maintenant, la vraie question est de savoir si on y va ou pas.

Certains résolvent le problème avec des arguments fallacieux certes, mais efficaces. Pour les exemples qui vont suivre, je ne mentionnerai pas s’ils ont prononcé par des hommes ou des femmes, je vous laisse deviner.

  • « Ouais, de toute façon, la Saint-Valentin, c’est une fête archi commerciale ! » L’avantage de cet argument est qu’il vaut également pour la fête des mères, des pères, des grands-pères… Plus compliqué néanmoins à ressortir pour un anniversaire
  • « Pff. C’est la fête la plus hypocrite que je connaisse. Franchement, le mec qui n’offre des fleurs à sa nana qu’à cette occasion, c’est minable ». Peut-être, mais une fois par an, c’est mieux que rien !
  • « Ouais mais moi ça m’arrange pas, son anniversaire est quelques semaines après. Et pis, quand t’y réfléchis, c’est pas si loin de Noël. Du coup, j’ai pas d’idée ! » Evidemment la notion de "pas très loin" est très élastique.
  • « J’aime pas le romantisme, ça me gave. »  J’avoue, c’est une fin de non recevoir.
  • « Nan, mais nous, on n’est pas un couple conventionnel. Alors ce genre de truc, tu vois on s’en tape ! » Alors, alors… Qu’est-ce qu’un couple conventionnel ? Là-encore, les frontières sont un peu floues.
  • « Sans déconner, le prix des fleurs et des parfums triplent ce jour-là. Moi, je la fête la Saint-Valentin mais deux semaines avant. En plus, comme ça, il y a l’effet de surprise ! » On ne peut que s’incliner devant un tel esprit d’analyse.

 

Ce qui est certain, c’est qu’un couple doit s’accorder sur le fait de fêter ou non la Saint-Valentin. Sinon, la déception, la tristesse, la soupe à la grimaces (tiens, c’est une expression que j’emploie rarement), voire l’engueulade salée seront au rendez-vous.

 

Tout ça c’est bien joli, mais vous ne savez toujours pas ce que j’en pense. Et si vous êtes là, c’est parce que vous êtes curieux.

Perso, la Saint-Valentin, j’aime bien… mon côté midinette sûrement. Mais je n’en attends rien. Et puis, en toute honnêteté, la bague en diamant, l’avion traînant une banderole sur laquelle serait écrit « Je t’aime –suivi de votre prénom », l’envol immédiat pour Venise… Ca n’existe pas dans la vraie vie.

Une simple carte de Saint-Valentin, kitch à mort, suffit. (ouais je sais, j’ai un côté chouette meuf). Maintenant, si Jules s’est fendu d’un bijou complètement indécent, qu’il ne le rapporte pas à la boutique, hein… Pas de méprise ! 

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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