Un été pas comme les autres

Publié le 15 Juillet 2013

Comme le dit la sagesse populaire : "Quand le chat est parti, les souris dansent" (en réalité, pour votre culture G, Balzac l’a formulé dans Eugénie Grandet). L’explication de texte est inutile, vous en comprenez le sens. Mais je vais vous en apprendre une bonne : quand les souris sont parties, le chat – enfin la greffière, moi quoi ! – dansent également.

Il ne vous aura pas échappé que ce sont les grandes vacances (et ce, même si vous n’avez pas d’enfants). Avant même la situation familiale actuelle, les enfants partaient souvent une semaine au moins, pendant que les parents travaillaient et se retrouvaient enfin à deux.

Cette année, s’y ajoutent les événements des derniers mois avec pour conséquence d’affronter une situation inédite : des jours, et des nuits, sans enfants ni amoureux. S’agissant des enfants, le manque est là, lancinant, mais il ne m’empoisonne pas. Ils sont bien là où ils sont, et ces périodes sont bénéfiques à tous. Par contre, me retrouver toute seule, ça c’est nouveau. Et forcément, c’est la fuite en avant. A ceux qui ne connaissent pas ce contexte, je m’en vais de ce pas, éclairer votre lanterne.

 

Sachez-le, il n’y a pas eu de larmes. Je vous assure. Non que j’ai choisi de faire mon petit soldat, mais j’ai décidé de prendre modèle sur la jolie môme et de prendre tout ce qu’il y avait de bon à prendre. Il faut se faire violence, c’est vrai. Mais voici quelques commandements de base.

 

Au boulot, ta montre tu ne regarderas pas

En général, me foutre complètement des horaires m’arrive deux fois par mois. Depuis une dizaine de jours, c’est quotidien. Tout au plus, je m’efforce de ne pas dépasser les 19h00, car dans ce cas, c’est cadeau pour ma boîte, vu que je badge. J’arrive le matin et j’ai la journée qui s’offre à moi, sans contrainte aucune. J’ai tout le loisir de procrastiner, d’étendre mon réseau, de discuter. Je n’ai pas à courir. Je peux accepter des réunions tardives, je m’en fous. Ma deuxième vie ne doit pas impérativement commencer à 18h00. Ah oui, je travaille aussi ! Beaucoup même !

 

Les grasses mat’ tu privilégieras

Même si les enfants sont des lève-tard, mon horloge biologique est ainsi programmée que toute l’année, je ne vais jamais au-delà des 9h00. Sans enfants, sans rien : je me lève à 12h00. Limite ado. Et le top, c’est que je n’ai même pas l’impression que ma journée est foutue. Elle durera jusqu’aux aurores le lendemain, alors…

 

Les soirées, tu multiplieras

C’est là qu’on entre dans le vif du sujet. Lorsque rien ne vous attend, ne vous contraint, le champ des possibles est immense. Pour ma part, je n’ai pas une bande d’amis fidèle, mais tout un tas de copines disséminées à droite à gauche. Et du coup, ça se bouscule au portillon : je suis à deux doigts de gérer mon agenda perso dans Lotus Notes. C’est le moment où je remercie tous ceux qui sont là : les couples d’amis fidèles, les potes, les ex-collègues, les amies célib’, les gentils, les voisines, les cousins bienveillants... A croire qu’ils se sont concertés pour mettre en œuvre un plan « Sauvez Jenny ». Resto, verres en terrasse, barbecue, incrust à la maison, pique-nique, ciné…

Oui je m’étourdis, oui je m’évade. Je suis lucide et tout est bon pour éviter les soirées en solo dans ce grand appart’. Mais l’été est fait pour ça. J’aurais bien le temps de réfléchir à mes aspirations quand viendra l’automne. Nonobstant une erreur de parcours douloureuse, l’été s’annonce bien, enfin le mois de juillet.

 

Le temps de réfléchir à ce que je veux, de profiter des moments de solitude pour me poser n’est pas venu. C’est la première fois en 18 ans que je vis une telle période et il y a urgence à en profiter. Pas de méprise hein ! J’ai mes limites et je ne suis pas non plus dans le grand n’importe quoi. Juste dans quelque chose que je ne connaissais pas : le zéro contrainte, la sérénité.

N’allez pas me prendre pour une écervelée non plus. Je sais très bien à quoi je joue. Et oui, j’aurais aimé qu’il en soit différemment et avoir à faire face à des dilemmes cornéliens : mes cop’s tous les soirs ou mon amoureux. Et oui encore, quand on les vit ces dilemmes, c’est chiant. Mais ils ont aussi quelque chose de savoureux.

L’été 2013 n’est pas placé sous le signe de ces interrogations. Il serait facile de me laisser aller aux larmes et à l’apitoiement mais c’en est terminé. Je n’ai pas d’autres choix que de profiter de la vie et des opportunités qui s’offrent à moi. Bien sûr, il y a des relations que je ne verrai pas cet été et je le déplore, mais je m’en fais d’autres. Dans un monde parfait, j’aurais les deux : les chouettes soirées à la limite de la province et les apéros avec des nouvelles têtes. Je ne peux pas tout maîtriser alors je récolte et je fais ma provision de jolies choses pour les prochains mois. Elles peuvent être si éphémères…

 

 

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Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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Gurdill 16/07/2013 07:05

Très instructif de vous lire ...