Pourquoi je blogue

Publié le 5 Septembre 2013

Au commencement était l’ennui ; un ennui qu’il fallait tromper. 24 avril 2009 : la môme avait 19 jours. Ceux qui me connaissent savent à quel point je m’épanouis dans le congé post-natal. Mais la mouflette était plutôt chouette et me laissait du temps. Du temps qu’il me fallait occuper si je voulais avoir des choses à raconter le soir en dehors des minutes de sommeil et des biberons. L’ennui donc et le même jour, un coup de sang contre Free. Aucun intérêt en fait, mais il fallait bien un point de départ et finalement, c’est assez révélateur de la raison profonde pour laquelle j’écris, mais j’aurai l’occasion d’y revenir.

Bref, l’aventure (terme un peu présomptueux, je le concède volontiers) avait commencé.

En quatre ans, Les humeurs de Jenny Grumpy ont énormément évolué. Sur la forme d’abord : les billets du début prêtent à sourire et appellent à l’indulgence. Certains sont assez mal écrits, d’autres sont pompeux.

Et sur le fond bien évidemment : terminées les prétendues « critiques » littéraires ou ciné.

La vie réelle a pris le pas et ce blog est devenu thérapeutique, voire salvateur. Surtout cette année. J’y ai jeté mes colères, mes bonheurs, mes frustrations, mes émerveillements, mes amours, mes chagrins…

J’y ai trouvé un réconfort insoupçonné et écrire m’ai aidée à traverser les mauvaises passes.

J’ai néanmoins toujours respecté les limites que je m’étais fixée. Pas de nom, pas d’attaques personnelles. Juste ce qu’il faut d’autocensure pour ne blesser personne. Pas d’indélicatesse ou de critiques frontales. Les Humeurs de Jenny Grumpy, c’est un e-nombril en quelque sorte, mais pas tout à fait le mien. Il y a beaucoup de la blogueuse (je ne peux me résoudre à employer le terme "auteur") dans Jenny Grumpy, mais le trait est tour à tour forcé ou adouci.

Je blogue car j’aime l’état dans lequel je suis lorsque j’écris. J’écris le plus souvent le soir, sur ma méridienne, rarement en musique, parfois avec un verre de vin, sporadiquement en fumant. Je peux aussi le faire attablée sur mon balcon ou depuis mon lit.

Les sujets me viennent spontanément et j’aime en parler à chaud. Mais j’ai aussi un marbre pour employer du jargon journalistique. Je note des idées dans mon Iphone.

Quant à ma façon d’écrire, et sans fausse modestie aucune, on est loin du Monde Diplomatique. J’écris vite, presque fiévreusement. Il me faut rarement plus de trois quarts d’heure pour taper les quelques lignes que vous êtes en train de lire. Je peux le faire d’une traite ou m’interrompre pour téléphoner, prendre une douche, grignoter… J’écris avec mes émotions et même si j’aime trouver le mot juste, je ne cherche pas la perfection. Il m’est arrivé de verser des larmes sur mon clavier mais aussi de piquer des fous-rire. J’ai parfois publié sans être complètement satisfaite, mais qu’importe : le besoin irrépressible de se débarrasser de l’écrit était plus fort.

J’écris donc d’abord pour moi. Mais aussi pour les autres, évidemment. Il est des compliments auxquels j’attache plus d’importance, mais tous les encouragements et les petits mots sont bons à prendre. Au fond de moi est tapi l’espoir d’être repérée et que l’écriture prenne une autre envergure dans ma vie… en attendant que le projet plus dense aboutisse. En attendant, je compte les « J’aime » sur ma page FB, ce n’est pas déplaisant.

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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