Pour les cop's

Publié le 22 Juillet 2013

Un hommage à toutes ces filles, meufs, nanas s’imposent ! Je vous assure ! Je leur dois beaucoup. Elles ont assuré, chacune à leur manière. J’espère n’en oublier aucune. Et bien sûr, par souci d’anonymat, les prénoms ont – non pas été changés par la rédaction – mais raccourcis.

An

Toi et moi, on a décortiqué, réfléchi, analysé. On s’est fait du bon foie gras aussi. On a dansé, shoppé, parlé littérature évidemment, mais aussi séries TV et ciné. On a parfois fait nos gossip à propos d’une ex-relation commune. On a posé nos fesses sur le parvis de Beaubourg jusqu’à ce qu’elles n’en puissent plus. On a parlé fringues, chaussures, cheveux. On a pris des verres en terrasse. Finalement, toi et moi, si on était une chaîne de télé (le comble pour toi qui n’en possède pas), ce serait un subtil mélange de D8 et Arte.

Au

Nous deux, on s’est fait une soirée mojitos et vin mémorable dans le 11e. On a parlé boulot forcément. Tu parles fort, tu renvoies l’image d’une nana qui a confiance en elle, tu es lucide. On a partagé des verres sur mes balcons à discuter jusqu’à deux heures du mat’ alors qu’on devait se lever quelques heures plus tard. Finalement, si toi et moi, on était un objet, on serait un éthylotest.

Ca

Notre relation est surtout e-épistolaire et extrêmement constructive. Nous avons confronté nos visions de l’Amour : pas de doute, elles convergent. Cavalier blanc, Saint-Bernard… On se comprend. Nous avons en commun d’être des idéalistes, pas prêtes à renoncer. On se sent moins seule, moins isolée dans un monde parfois cynique. On a les mêmes inquiétudes sur le temps qui passe même si elles ne se focalisent pas sur les mêmes choses. Tu te décris comme une certaine ascète sur certains aspects et moi, la bonne vivante, je le respecte profondément. Et puis surtout, on partage un goût immodéré pour la littérature et ce qu’elle nous apporte. Si toi et moi, on était un homme, on serait François Busnel.

A toi, je dirais que notre amitié est née dans la crise. Dans la première crise. Et elle est là, indéfectible. Tu m’invites, tu ne me laisses pas seule, tu ne portes pas de jugement. Tu dis des gros mots aussi, ça me fait rire. Tu me traînes dans tes virées Ikéa et Alinéa. Ta générosité est sans pareil. Tu es une adulte, une vraie, le cynisme en moins. On aime parler cuisine : notre chef ultime se nomme Picard. Si toi et moi, on était une boisson, on serait du Champagne

Ju

En toi, j’aime la fragilité que tu caches sous un vernis de cynisme et d’humour à froid. Tu te prétendrais presque associable… Que nenni ! On s’est peu vu ces trois dernières années. Tu as porté sur ton dos ta difficulté telle le petit soldat, en donnant cette impression que tu surmontais. Et il y a une dizaine de jours, tu m’as émue… profondément lorsque ton vernis s’est écaillé. Tes yeux rougis en parlant de cette absence avec lequel il te faudrait peut-être faire. On en a passé des heures au téléphone : c’est notre mode de communication privilégié. Si toi et moi, on était des héroïnes, on serait Xéna.

La

Toi et moi, on bosse ensemble. On n’est pas amie. Mais tu es celle qui a déclenché un fou rire mémorable en parlant de malaise vagal et d’étoile de mer. Ta jeunesse est rafraîchissante, pour la femme de 35 piges que je suis. J’aime ton indolence et ton vocabulaire. Si toi et moi on était un mode de communication, on serait un texto.

MX

Toi t’es la fille roots de mon entourage et c’est ça qui est bon. Tu ne le mesures pas, mais avec toi, j’ai pris les choses à la légère. Tu m’as écoutée me lamenter un temps et après tu m’as ouvert ton horizon. Et puis te voir aussi amoureuse est un plaisir à contempler : tes yeux pétillent quand tu parles de ton mec, mais pas seulement. Tu fourmilles de projets. J’aime ta tolérance. Et nos enfants sont liés inévitablement. Si toi et moi, on était une génération, on serait la quatrième.

Ma

Toi et moi, c’est une histoire vieille de 6 ans, quelque chose comme ça. On se connaît. On sait détecter quand il ne faut pas s’appeler, ça n’empêche pas de se manifester. On s’aime parce qu’on se bouscule l’une l’autre et quoi qu’il advienne, on sera là. Qu’il s’agisse de se dépanner d’Advil nourrisson ou de clopes à minuit. On est franche l’une envers l’autre et ça n’a pas de prix. Notre amitié a démarré sur les chapeaux de roue : tu as squatté chez moi alors qu’on se connaissait depuis une semaine. La messe était dite. On a les mêmes références musicales de merde et un goût certain pour la grossièreté. Si toi et moi on était un spectacle, on serait Les Enfoirés.

Ra

Toi, alors toi ! Tu es un sacré personnage. Brillante, érudite et drôle. Un putain de cocktail. Un comble pour toi qui ne boit pas d’alcool. Tu ne mesures pas à quel point tu m’es précieuse, enfin si peut-être. Ton discernement, ta capacité d’écoute sont autant de qualités prodigieuses. Tu as remis les choses en perspective avec ton année lourde de galères et ce sourire dont tu ne t’es quasiment jamais départi. Si toi et moi on était un vice, on serait la magouille.

Sa

Nous deux, c’est assez distendu. Mais finalement à force de se voir en dilettante, on se connaît depuis 18 ans. On se téléphone de temps en temps ; en se fait un resto de temps en temps. Tu es la seule de la liste à avoir connu mon père. Il t’adorait. On s’est étonné que nos paternels aient grandis dans le même quartier. Entre toi et moi, pas de pudeur : être soi c’est ça qui est bon. Si toi et moi, on était un art, on serait le septième.

So

Toi, tu es la petite dernière de la liste. Alphabétiquement mais chronologiquement aussi. Nous deux, c’est une amitié qui est en train de naître et à nos âges canoniques, c’est du bonus. Tu as été là ces dernières semaines. J’aime quand tu t’emportes, quand tu rigoles. On peut échanger par texto ping-pong pendant une heure. De toi, je dis que tu es une belle personne, parce que sincère et entière. Et nous partageons ce manque cruel. Si toi et moi on était une manière d’être, on serait la spontanéité.

C’est le plus long post jamais publié. Mais toutes, vous le valez bien (ouais je sais c’est nul comme fin !).

 

Et si ce n'est pas encore fait, on aime ici :  https://fr-fr.facebook.com/pages/Les-humeurs-de-Jenny-Grumpy/128978133863200

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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