On fait le bilan

Publié le 4 Juillet 2013

Quand on a des mômes, on a une occasion supplémentaire de faire le bilan : la fin de l’année scolaire. Et là, accrochez-vous bien : putain, qu’ils ont filé ces 10 mois. Concours de circonstances, j’ai écouté une vieille chanson des Neg’Marrons (ouais je sais, no comment !) : « L'horloge tourne, les jours défilent, les années passent, nos vies changent, On évolue chacun son destin mais surtout chacun sa chance ». OK, ce n’est pas de la grande philosophie, mais en ce qui me concerne, ma vie a changé. Histoire d’épargner à mes nouveaux lecteurs de se cogner tous mes billets depuis septembre, finalement assez révélateurs de cette période, je vais les passer en revue… à ma manière. C’est-à-dire, sans exhaustivité, avec émotions, sans mauvaise foi et dans le désordre.

 

Ces 10 mois, ce sont des moments cruciaux dans la vie de mes anges. D’un point de vue scolaire bien sûr mais aussi et surtout affectif. J’aurais aimé leur épargner les déceptions, le manque cruel, la tristesse, l’incompréhension, l’inquiétude : je n’ai pas pu, je n’ai pas tout maîtrisé. Mais je les ai vus ce soir, quelques mois après le gros changement de 2013 : ils y pensent toujours évidemment, leurs yeux se voilent encore évidemment. Mais je m’efforce de leur montrer que nous sommes chanceux, que nous multiplions les instants de bonheur. On se câline, on danse, on se marre, on fait les clowns, on se pose, on se prend en photos, on se complimente… Ça n’efface pas l’ardoise mais ils ont l’air bien. On vit le moment présent et on pense à nos jolis projets estivaux.

Me concernant, qu’elle est convenue la formule qui va suivre : j’apprends à leur contact. Je ne retiendrai qu’une leçon les concernant : être vigilante et les préserver à tout prix à l’avenir. Dont acte.

 

Et pour moi, ces 10 mois ce sont des torrents de larmes, une blessure à vif, un chagrin à surmonter, une douleur profonde. Des mois qui m’ont ébranlée mais sur lesquels je me reconstruis aujourd’hui. Inutile d’épiloguer. Vous m’avez lue ou vous me connaissez dans la vraie vie : vous savez. Alors, je retiendrai l’essentiel : les nouvelles amitiés, les soutiens indéfectibles, les invitations permanentes, les propositions, les mots, les coups de fil, les coups de main, les soirées, les heures d’écoute, les larges épaules, les messages. Merci…

 

Et en vrac, parce que je n’ai pas envie de tout étaler sur la table de manière rationnelle. Ras le bol ! Ces 10 mois auront été : 2 baux signés, un déménagement, 25 m2 en plus, 1 lit rien que pour moi, un avant/un après, des villes européennes, un séjour arctique, une belle promesse, un job devenu passionnant, de belles lectures, des litres de Champagne, des soirées entre amis, un anniversaire en solo, du bon vin, des projets avortés, des dégustations Picard, des vacances programmées, des kilos en moins, des centimètres de talon en plus, des insomnies, des grasses matinées, des mots destructeurs, un vrai rouge à lèvres rouge, deux belles expo, de sublimes lectures, des rencontres, des oublis, des Just Dance, de la sérénité, des retrouvailles, des questions, des étreintes, des abandons, de la dureté, de la légèreté, de jolis photos, de la beauté, du don de soi, du rejet, de l’écoute...

 

Et de l’amour. De l’amour mouvant, dont le centre de gravité (dans tous les sens du terme) s’est déplacé, mais de l’amour tout de même.

 

A me relire, je constate que je n’en suis qu’à la liste à la Prévert, j’en tirerai les conséquences plus tard.

 

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Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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