Nature humaine : réflexions

Publié le 23 Septembre 2013

Le chagrin d’amour, ça se gère ! Surtout, si, comme j’avais coutume de dire, on n’a pas la place dans sa vie pour cette douleur-là. Chacun sa méthode : s’entourer, s’enivrer, s’oublier, tourbillonner, travailler, baiser, gribouiller, pleurer, se détacher, dépenser…

On fait ce que l’on peut pour que la brûlure s’atténue. On aimerait qu’elle n’atteigne pas les strates profondes de notre cœur, que la blessure ne soit que superficielle. Et que le cœur brisé ne soit qu’une métaphore éculée…

On met tout en place pour ne pas sombrer : sombrer dans le désespoir, la folie peut-être. Tout pour ne pas donner raison à l’autre : non, il n’y aura pas de tragédie ; mais oui la souffrance est réelle. Et oui, elle s’atténue. La blessure d’amour propre est peut-être la plus longue à soigner dans la majorité des cas. Les sempiternels "pourquoi" s’assourdissent. Et la vie reprend…

Sauf… Sauf quand le chagrin d’amour interroge sur la nature humaine. Et là, je sais que je vais perdre certains d’entre vous avec ce qui va suivre. Parce que tout est encore très embrouillé dans mon esprit et que, avec ma flemme légendaire, je n’ai pas envie de vous pondre une dissert’ de philo.

Bref, il arrive que la rupture amoureuse vous heurte dans vos convictions profondes. En ce qui me concerne, il ne s’agit pas de ma foi absolue en l’amour toujours (j’y renonce d’ailleurs progressivement). Non, il s’agit de ma certitude que l’homme (non pas au sens génétique du terme) ne peut être mauvais sciemment.

Je vous souhaite la bienvenue dans mon monde que d’aucuns qualifieront de Bisounours. Certain(e)s de mes ami(e)s sont loin de partager mon opinion. Ils ont même essayé de me convaincre : « Si Jen, l’être humain peut être méchant, juste par plaisir. » Je réfute cette idée.

Je préfère de loin l’idée que la peine et l’instinct de survie peuvent induire des attitudes moralement discutables à celle d’un individu qui prendrait plaisir à faire souffrir l’autre, pire à jouer avec.

Je préfère de loin l’idée d’un individu tellement perdu qu’il préfère projeter sur l’autre ses propres névroses et angoisses à celle d’un individu qui profiterait de l’empathie de l’autre pour la détourner.

Parce qu’alors, le monde à mes yeux, deviendrait laid. Et donner du sens à la vie extrêmement compliqué. Car si tout n’est que manipulation, si la sincérité se raréfie, je vais me perdre.

 

En dédicace à une amie qui m’est chère, je dirai que je suis trop jeune pour être cynique. Je crois à la pathologie, au désarroi, à la colère, à la vengeance. Je crois à la capacité d’encaisser, de se voiler la face, de se mentir, de nier l’évidence. Je crois aux beaux sentiments, à la sincérité, à la bienveillance. Je crois aux erreurs, à l’acharnement, à la bêtise. Et surtout je crois en la nature humaine.

 

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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