Ikéa

Publié le 3 Septembre 2013

Aucun moyen d’y couper, c’est la rentrée. J’en ai déjà fait état ici-même et j’aurai probablement l’occasion d’y revenir. La rentrée, et les petits vagues à l’âme qui vont avec. Heureusement… Ikéa est là ! Ah, Ikéa, c’est un peu comme Félix Potin, on y revient (référence que les moins de 35 ans ne peuvent pas connaître). On a toujours une bonne (que dis-je, une excellente) raison d’aller chez Ikéa.

Elle peut être incontestable. Il faut un bureau pour le grand qui fait son entrée au CP ; j’ai besoin d’un coffre à jouets pour la môme, c’est la crise du logement pour les bouquins – vite une Billy ; je n’ai plus de petites cuillères, les loupiots les jettent en même temps que leur compote…

Elle est parfois plus hasardeuse. Il est impératif que je renouvelle toutes mes housses de couette, je n’ai plus de serviettes Fantastik (c’est leur nom), il me manque des aimants…

Ou alors carrément malhonnête. J’aime voir les aménagements intérieurs des pièces, ça m’inspire ; il me faut urgemment un presse-ail, je crois que j’ai épuisé le sac de 100 bougies chauffe-plat, je m’achèterais bien la préparation pour vin chaud…

Et lorsque la nécessité se fait sentir, rien ne peut arrêter l’Ikéaphile. Tous les prétextes contextuels sont bons. C’est la canicule : ça tombe bien, les magasins sont climatisés. Ça caille : pas de problème, trimballer des cartons et monter des meubles, ça réchauffe. On peut aussi jouer les cartes suivantes : il n’y a rien au ciné, il y aura trop de monde au Grand Palais, je m’ennuie, j’attends que mon téléchargement se termine, j’essaierai bien ma nouvelle visseuse…

Faut dire qu’ils savent y faire les suédois : dès le 15 août, le catalogue de la nouvelle saison est distribué gracieusement dans nos boîtes aux lettres. Comme un prélude au Elle spécial Mode de septembre. Les juillettistes trépignent, les aoûtiens s’en veulent de ne pas y avoir pensé au moment de réserver leurs vacances. Ikéa, the place to be ? Ceux qui, comme moi, y étaient le 31 août vous le confirmeront.

Comme à la Samaritaine, on trouve (de) tout à Ikéa (promis, c’est ma dernière référence publicitaire pourrie) !

Et surtout, un nombre de femmes enceintes au mètre carré assez inédit, en ce sens que tous les stades de la grossesse y sont représentés. Et puis, il y a les étudiants en coloc’, les mères et leurs filles, les couples trentenaires, les célib’, les bandes de potes, les familles recomposées…

Globalement, chacun respecte le parcours fléché : il ne s’agirait pas de louper les clips de fermeture pour sachets. Certains audacieux se risquent à aller à contre-courant, une attitude fortement déconseillée les jours de grande affluence.

On repart rarement les mains vides, c’est le concept. Et en plus, on rachète toujours le mythique sac bleu, alors qu’une bonne dizaine traîne au fond du placard.

Supplice ultime pour les shoppeurs : le remplissage de la voiture. Il y a aura ceux, malins, qui seront venus en deux-roues. Forcément, c’est limité en encombrement.

Pour ceux qui auront eu de l’ambition quant aux travaux de rentrée, la partie de Tétris commence. Et on ne se moque pas non plus de ceux qui roulent en Smart. C’est le moment des grosses suées parce que les meubles Ikéa pèsent. Comment une modeste table de chevet peut-elle dépasser les 14 kilos ? Mystère !

Bref, une fois que tout est casé, non sans peine, le plus dur reste à venir : le montage !

Je ne m’étendrai pas sur le sujet : d’autres l’ont fait avant moi. Je me permets toutefois de vous signaler un site excellent (merci Grégo !) : IkeaHackers.net. Tout est dans l’URL.

 

 

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Quotidien

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isabelle 13/09/2013 22:05

j'adore! tellement vrai (même si je ne suis pas une vrai ikea Addict), la description est trop bonne!
et moi j'y vais pour refaire le stock de "moutarde qui pique pas" réclamée à corps et à cris par les enfants!!!!