Etre un homme ? Episode 1

Publié le 11 Août 2013

Aurais-je aimé être un homme ? J’ai probablement dû me poser la question, mais rapidement, à l’adolescence. Il se trouve que je dois aujourd’hui absolument occuper mon cerveau. Et cette question en vaut bien une autre plus existentielle. Je me dois donc de l’aborder sous plusieurs angles. Si je ne suis pas flemmarde, je m’y attèlerai en plusieurs épisodes. Ce soir, il me faut de la légèreté, ça ne fera pas de mal. C’est donc à travers le prisme vestimentaire que je vais plancher sur le sujet.

Nul besoin d’adopter une démarche hégélienne si l’on considère la question du point de vue des fringues : la réponse est non, je n’aimerais pas être un homme. Je passe rapidement sur la diversité de tenues dont les femmes disposent tout au long de l’année pour me concentrer sur la galère d’être un homme et de s’habiller en été.

Nous les femmes avons le choix des armes. Indépendamment de notre situation professionnelle, lorsque la canicule se pointe, il nous est permis de raccourcir les jambes de nos pantalons (avec discernement néanmoins), d’opter pour le débardeur chic, d’avoir les gambettes à l’air, de faire respirer nos orteils. Le champ des possibles est vaste. Certes, des ajustements sont nécessaires, mais rien de grave. Alors que pour la gente masculine, il en va autrement.

Considérons le cadre. Car oui, je mets de côté le mec qui peut aller bosser en bermuda (et là, c’est un sujet à lui seul, le bermuda). Le cadre est obligé de porter le pantalon. Selon sa situation, il peut opter pour le fut’ en lin mais ce choix implique une prestance qui n’est pas donnée à tous. Si ce n’est pas de la bonne cam’, l’homme a vite fait de se transformer en chiffonnier tout fripé. Donc, tout être doté de raison reste sur le pantalon classique. Et par 40 degrés dans un Paris pollué, il mérite notre compassion.

S’agissant de son buste : deux possibilités s’offrent à lui. La chemise ou la chemisette – un terme qui fait frémir. La chemisette est à bannir, sauf pour les chauffeurs de bus RATP. Sinon, il faut l’oublier. Et même si le torse qui la porte est sculpté, musclé. Ok, une tolérance peut être appliquée, mais pas dans le cadre professionnel et dans tous les cas, elle doit être slim. La chemisette ample, c’est non ! Désolée, c’est sexy sur les femmes, pas sur les hommes.

Pour finir, l’urbain travailleur est obligé de porter des chaussures fermées. On imagine mal son collègue débarquer au bureau avec des sandales à l’allemande. Il aurait beau s’être limé les ongles des orteils, ce serait impardonnable. Certains portent les pompes sans chaussettes. Là, je dis méfiance tout de même ! J’ajouterais qu’il est néanmoins préférable de porter des chaussures sans chaussettes que de porter des sandales avec.

On le voit, être un homme et devoir s’habiller pour bosser n’est pas chose aisée. On en convoquerait presque une minute de silence.

Pour autant, il ne faut pas baisser sa vigilance en vacances. N’allez pas croire messieurs, que tout est permis.

Certes, le bermuda peut prendre place dans la valise. Oubliez cependant le truc qui comporte un milliard de poches, esprit bricoleur on holidays. Allez-y mollo sur les imprimés. Des carreaux multicolores, c’est mignon sur un mouflet de 7 ans, au-delà de 20 piges, ça peut faire clown. Je ne mentionne pas les grosses fleurs hawaïennes, sauf à faire partie de la communauté d’Antoine. Antoine justement : la transition sur le maillot de bain est toute trouvée. Pour nous les femmes, une fois n’est pas coutume, le choix est vaste. Pour les hommes c’est plus compliqué. Pensez Bronzés et Christian Clavier et oubliez ! Il vous reste donc le boxer de bain, le short de bain et le bermuda de bain. Dilemme cornélien. Autant les femmes peuvent adapter leur maillot à leur morphologie, autant les hommes doivent composer. Pour les athlètes, tout est permis ; les autres feront des concessions. Le short de bain fashion est certes très seyant mais la petite bouée que votre compagne trouve si mignonne ne s’accordera pas avec un Diesel, et ce, même si vos cuisses sont musclées. Finalement, c’est la circonstance qui vous autorise à être décalé : optez pour les fleurs, le bermuda, l’esprit surfeur… surtout si vous êtes aux antipodes. C’est l’été, les vacances : le seuil de tolérance est plus élevé.

Je m’arrête là pour ne pas vous lasser. Et si vous avez lu en diagonale : je vous livre ma conclusion (qui était aussi mon intro) : je n’aimerais pas être un homme d’un point de vue vestimentaire en tout cas.

 

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Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Quotidien

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