Virage à 180 degrés

Publié le 18 Janvier 2010

Vu que je ne viens pas de fêter mon anniversaire, j’imagine que je suis encore sous le coup du symptôme "effet nouvelle année". Pathologie qui se traduit par, au choix ou au cumul, une avalanche de (bonnes ?) résolutions, un coup de cafard, une euphorie ponctuelle, des achats compulsifs, une envie de changements… je vous laisse compléter cette liste.

Rien d’inédit dans cette situation sauf que, trentaine oblige, force est de constater qu’un drôle de virus se répand dans mon entourage (proche ou un peu moins). A y regarder de près, je note que certains de mes "amis" (je reprends ici le terme générique de Facebook qui a très peu à voir avec la noblesse de ce sentiment) ont opéré un virage à 180 (d’où le titre de ce post, vous me suivez) ces dernières années.

 

Revue de détails en vrac, sans ordre particulier : une diplômée en comm qui se jette à fond (mais avec talent évidemment ça aide) dans la chanson de l’autre côté de la Manche, un comédien-producteur qui se lance dans l’Internet et le business, un serveur devenu ingénieur du son, une documentaliste maintenant modiste… Et comme dirait le grand Jacques : « Et moi, et moi, et moi ??? »

 

Bah rien justement, je me fais des nœuds au cerveau en parcourant articles et études plus déprimants les uns que les autres et qui qualifient ma génération de sacrifiée, désenchantée, désabusée… (ah si, j’ai quand même relevé quelque part un réjouissant « révoltée » mais à prouver hein !).

Je suis de celle à qui on avait dit que faire des études me comblerait, m’apporterait argent, maison et aussi qu’il me fallait absolument des enfants pour me sentir pleine et entière. Or, il s’avère que je n’ai pas le goût de l’effort (c’est une psy qui m’a sorti cette réflexion un jour : aïe, j’ai encore un peu mal d’ailleurs). Du coup, j’ai été à la fac tranquillement en me reposant sur mes qualités (que vous aurez tout de même notées en me lisant régulièrement !) et ensuite, j’ai papillonné de jobs en jobs pendant 10 ans (vous ai-je dit que j’étais spécialiste en lettres de démission ?). Et oui, j’ai construit une famille avec deux charmants mouflets, mais la vie nous jouant parfois des tours, c’est un projet qui m’a occupée 8 ans.

J’entends déjà les trompettes (si si je vous assure) sonner chez certain(e)s d’entre vous : « éternelle insatisfaite », « attends, moi je rêverais d’avoir une famille », « t’es pas à plaindre non plus », « on ne peut pas tout avoir », « tu sais la réussite professionnelle, ça ne fait pas tout » et peut-être le pire « t’as plus 20 ans ma grande, réveille-toi ! »

 

Justement, me réveiller c’est ce que je suis en train de faire depuis 2 bons mois et si cela s’avère parfois douloureux ou brutal, c’est aussi (surtout) salvateur, réjouissant, vivifiant, encourageant. De toute façon, c’est ça ou laisser les vilains regrets s’installer et te bouffer de l’intérieur… Question de survie !

Evidemment, je ne suis pas sans ignorer les (potentielles) conséquences désastreuses sur mon entourage (famille, enfants, amis, maris…), mais je crois profondément en notre capacité à trouver l’équilibre.

 

Bon, c’est pas tout ça, mais après un tel billet, j’ai bien besoin de repos. Et vous vous en êtes où ?

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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SO 19/01/2010 09:58


10 ans de jobs divers, 8 ans pour faire tes enfants et tout ça à à peine 30 ans ? Mais tu as commencé à 12 ans ou quoi ? Moi, je dis que tu devrais te refaire un Bridget Jones (le premier
évidemment), ça aide !


Jenny Grumpy 19/01/2010 11:32


Ouais, j'étais précoce ;-)
Bonne idée le premier Bridget !! 


jasonlouisxi 18/01/2010 23:00


moi çà va très bien
on m'avit dit que la retraite était un mauvais moment à passer ...
je m'y suis mis du jour au lendemain sans aucun problème
mais je pense que ceux et celles qui s'y emm...se sont emm.toute leur vie
au fait, ne te sentirais tu pas une vocation d'écrivain après une vocation maternelle ?
bises JL