TV : Les Invincibles sur Arte

Publié le 10 Mars 2010

3079106,propeLes InvinciblesDepuis deux semaines, inutile de me téléphoner le mardi soir : La Nouvelle Star est repartie pour un tour. Ouais, je sais c’est nase, réchauffé, d’un humour foireux mais c’est un peu une tradition, non ? Donc en général, dans la journée, je ne feuillette même pas le Télérama afin de voir quelles sont mes possibilités : à quoi bon puisque je vais me vautrer devant M6. Sauf qu’en ce moment, il flotte comme un vent de révolte, non de révolution (excusez cette remarque pourrie, c’est une private joke avec moi-même) et en conséquence, hier matin, j’ai bu mon thé en lisant le dit-magazine (si je le cite deux fois, c’est un peu too much je crois).

 

C’est donc comme ça que j’ai vu qu’Arte diffusait en deuxième partie de soirée une nouvelle série française inédite : Les invincibles. Passé mon scepticisme naturel (bon ok mon persiflage) devant cette nouvelle tentative de s’aligner sur ce qui se fait outre-Atlantique, j’ai finalement accroché au pitch.

Adapté d’une série québécoise, Les Invincibles s’attache à la vie de quatre potes strasbourgeois au bord de la trentaine. Pour ne pas finir vieux, cons et aigris (pléonasme ??), ces quatre jeunes mecs décident de sceller un pacte, genre à la vie à la vie mort. Première clause : quitter tous ensemble, sans ambiguïté et dès le lendemain, à la même heure, leur copine du moment. Alors, et seulement une fois cette acte de bravoure accompli, Hassan, Mano, F.X et Vince pourront jouir d’une liberté sans entrave (parce que oui c’est bien connu, nous les nanas sommes liberticides… entre autres charmantes qualités). Evidemment, les choses ne vont pas se passer comme prévu et chacun devra composer avec ses petites lâchetés, ses contradictions et ses propres aspirations.

 

Composée de huit épisodes de 52 minutes, la série a un vague petit air de Clara Sheller et vise plutôt juste sans tomber dans la caricature. Les quatre copains sont-ils représentatifs de leur génération ? Hassan, le doux mec casé avec une nana castratrice ; Mano, le rocker faussement rebelle ; François-Xavier, le petit bourgeois narcissique et Vince, le beau gosse friqué aventureux. J’imagine qu’on peut facilement reconnaître quelques mâles de nos entourages dans ces portraits.

 

Originale et rythmée, la série a adopté des procédés narratifs audacieux : une bande-dessinée représente la vie des quatre héros via des avatars et des fausses interviews viennent ponctuer les séquences offrant ainsi un point de vue différent et surtout plus sincère. Enfin, la bande musicale est plutôt soignée et donne une bonne cadence aux épisodes.

 

J’ai donc suivi avec grand plaisir le premier épisode. Par contre, je dois avouer que j’ai lamentablement échoué quand Arte a enchaîné avec le deuxième, terrassée par le sommeil. Par sûre que cela soit dû à la qualité de la série : il s’agit plutôt d’une irrépressible envie de dormir. L’idée d’enchaîner les deux épisodes à la suite n’est pas géniale à mon avis et pourtant je ne suis pas une couche-tôt. Comment ça mon cerveau n’est pas capable de se concentrer plus d’une heure d’affilée ? Heureusement, je crois que le site de la chaîne permet de visionner pendant une semaine et gratuitement leur programme… ce qui vous laissera le temps de rattraper votre retard et de vous faire votre propre opinion.


Pour en savoir plus :

 
http://www.arte.tv/fr/mouvement-de-cinema/Les-Invincibles/3012890.html

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Culture

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