TomTom rend con(ne)

Publié le 25 Janvier 2010

Pour votre information, sachez qu’aujourd’hui, j’avais un entretien pour un job à l’autre bout de la planète. Enfin, j’exagère un peu mais à peine : le poste se trouvait en Seine-et-Marne (je souligne toutefois que je n’ai rien contre ce département vu que j’y ai grandi) à 45 kilomètres de chez moi. Hors de question bien entendu de s’y rendre en transport commun : le RER, merci j’ai donné.

C’est donc avec bravoure que je décidais de  prendre ma super caisse pour m’y rendre (vous ai-je déjà parlé de ma grooooosse voiture que j’adore : un truc phallique entre elle et moi). Autant j’adore conduire, autant me rendre d’un point A à un point B me gave à un niveau que vous ne soupçonnez pas : regarder le trajet, estimer le temps, trouver où me garer… du détail qui ne fait que me gâcher le plaisir d’être au volant à écouter la musique à fond (avec une préférence pour certains titres de variété française que je peux hurler à tue-tête, rapport au fait que je suis seule dans l’habitacle).

C’est donc toute une expédition dès lors qu’il s’agit d’aller dans un lieu inconnu à plus de 10 kilomètres de chez moi.

 

Phase 1 : préparation de l’itinéraire sur le net. Il paraît que le must désormais c’est Google Map. Pas de problème, je planifie mon trajet. Mais de nature prudente (mais si je vous jure), je croise les données (ça c’est mon côté rigoureux) avec un site dont je suis familière, à savoir Mappy. N’ayant pas plus de 100 km à parcourir, je décide de ne pas pousser le vice jusqu’à vérifier ce que me conseille Viamichelin (vous voyez bien que je ne suis pas complètement barge).

J’imprime l’aller et le retour (ai-je mentionné que j’étais également prévoyante) : ça c’est la phase 2.

 

La phase 3 : je double mes précautions en préparant mon (ou plutôt devrais-je dire notre) ami : TomTom. Les choses n’étant pas si simples, il me faut donc charger le PDA (un agenda électronique en réalité) et le récepteur satellite. J’entre les données dans le bordel, pardon le logiciel, et go, go, go, je file dans ma fantastique voiture pour installer le matos. Je teste la voix et c’est parti (je vous fais grâce du « mon k**i »).

 

Phase 4 : au bout d’un kilomètre, j’en ai déjà ras-la-couette de ses « tournez à droite », « serrez la gauche » et ses bips m’avertissant d’un prochain radar. Et là où ça se complique, c’est que j’écoute Tom et je lis mon itinéraire simultanément (ouf, je suis une fille et je peux le faire tout en changeant de radio et même en téléphonant grâce à mon oreillette !).

 

La phase 5, c’est celle qui te rend débile limite gastéropode. Quand tu as un vieux gps (au bas mot 4 ans), la conclusion qui s’impose c’est que tu galères. Parce que vous n’êtes pas sans ignorer, et ce, même si vous n’êtes pas des Sébastien Loeb en puissance, que les routes changent souvent. A croire qu’il s’en construit de nouvelles tous les 3 mois. Et ton Tom, lui, il ne le sait pas (enfin techniquement, je crois que tu peux télécharger des mises à jour mais on s’en fout) et de ce fait, il te positionne parfois en plein milieu d’un pré, ou t’ordonne d’aller tout droit, alors que tout droit, il n’y a qu’un mur. Bref, tu t’énerves, tu perds du temps parce qu’au lieu de réfléchir toute seule comme une grande, tu persistes à te plier aux injonctions de ce sacré Tom (notez ma politesse !).

 

Phase 6 : 20 minutes après l’heure initialement prévue, tu te gares (enfin si tu as de la chance) et tu débranches tout l’attirail : des fois qu’un abruti aurait l’idée de te fracasser le pare-brise pour te voler ce bijou de technologie.

 

Phase 7 : séquence remember. Je me souviens des trajets en voiture sous la houlette de mon père avec une douce nostalgie. Si on s’aventurait dans une banlieue voisine, on scrutait la carte Michelin jaune (celle de l’Île-de-France) et le guide Banlieue avec sa couverture plastique noire si caractéristique. Et pour les grandes vacances, un rapide coup d’œil sur la carte de France et en route mauvaise troupe.

Ah… la simplicité pour une fille compliquée comme moi... Ca avait du bon !

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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so 28/01/2010 14:17


mais oui,c'est notre lot commun d'aller travailler pour payer la nourrice ! Et tu as trouvé pourquoi le co-voiturage ne fonctionnait pas en France, on ne peut pas hurler de chansons débiles à
tue-tête avec un passager que l'on connaît à peine (ni se curer le nez, ni...ok j'arrête)


Jenny Grumpy 28/01/2010 14:20


J'y avais pas pensé pour le co-voiturage, maintenant que tu me le fais remarquer, ça me paraît une évidence ;-)


La Mère Joie 26/01/2010 11:10


Ah mince...


La Mère Joie 26/01/2010 08:35


Chez nous, y a pas de transports en commun hormis les cars scolaires (pour lesquels tu dois emmener tes mioches jusqu'à l'arrêt de bus en bagnole).
Après si tu te perds, t'as toujours une biche pour t'indiquer ton chemin... :-D
Et sinon, l'histoire ne nous dit pas comment s'est passé ton entretien ?


Jenny Grumpy 26/01/2010 08:45


Entretien réussi, sauf qu'avec le salaire proposé, autant que je leur file le RIB de ma nourrice que je devrais trouver d'ici lundi...


celine 25/01/2010 21:41


si je puis me permettre, il manque juste la phase où tu parles à ton gps et où tu l'insultes copieusement ... non ?! il n'y a pas que moi qui fait ça, hein il n'y a pas que moi?


Jenny Grumpy 26/01/2010 08:08


Très juste. Ceci dit, vu que j'ai l'insulte facile au volant, difficile de savoir à qui ça s'adresse !!