Tête à claques

Publié le 26 Novembre 2009

Parmi les débats qui agitent notre société ces derniers temps, il y en a qui a tout particulièrement attiré mon attention (oh la vache, on dirait le début d’une mauvaise lettre de motivation…). Il s’agit de celui sur l’interdiction de la fessée.

En passionnés de l’actualité que vous êtes, vous n’êtes sans ignorer que la célèbre pédiatre Edwige Antier, et accessoirement députée UMP, a déposé courant novembre une proposition de loi visant à interdire les châtiments corporels dont la fessée.

Bien entendu, c’est sur cette dernière que la polémique s’est focalisée et bizarrement sur les parents exclusivement, sous-entendu qu’ils sont les seuls concernés (et habilités ?) à l’appliquer et sur leur(s) progéniture(s) uniquement.

Loin de moi l’intention d’en débattre aujourd’hui, non que je n’aie pas d’avis sur la question, au contraire. Mais mon questionnement personnel porte davantage sur cette législation à tout va que sur la fessée en elle-même. Mais passons.

 

Je veux revenir sur un point précis du débat : reformulé autrement on se demande si les parents ont le droit ou non de fesser leurs enfants ? OK, répondez-y en votre âme et conscience… mais quid des enfants des autres ?? Ah ah, car c’est là que je veux en venir. Est-ce que je peux coller au mur (par exemple) un autre mouflet que le mien ? Est-ce que je peux lui faire un croche-pied ni vu, ni connu (non ça non c’est fourbe je vous l’accorde) ? Est-ce que je peux le maintenir au sol pour l’empêcher de nuire dès lors qu’il ne s’agit pas de MON enfant ? Bah oui finalement on ne parle que des risques encourus par les parents dans les pays où une telle loi a été mise en place.

 

Je m’explique et vous allez comprendre ma fureur (mais légère la fureur hein, tout en mesure, c’est tout moi ça…). Ce matin, comme tous les matins depuis une dizaine de jours maintenant, je dépose tranquillement mon petit d’homme en maternelle (première année, le grand saut). Petit d’homme, tendance doux et timide et qui a eu du mal à se faire à cette collectivité (faut dire qu’il n’a pas sous les yeux l’exemple d’une mère philanthrope)…

Ainsi et pour que tout se passe en douceur, on prend notre temps, on s’installe dans la classe et je lui lis une histoire sauf que tous les matins (oui je sais ce n’est que depuis 10 jours mais bon…), il y a un morveux – au sens littéral du terme : la première chose qu’on a envie de faire quand on le voit, c’est de le moucher – qui déboule en mode agressif, veut justement ce livre (alors qu’il gribouillait deux tables plus loin), qui braille, pousse. Bref, qui casse notre petit rituel. Et, ce matin, ça m’a particulièrement agacée : mon bonhomme en était tout déboussolé et du coup il a eu du mal à me lâcher.

Quant à ce trousse-pet (si si c’est un terme qui existe et qui j’avoue me fait bien marrer) qui a en plus piétiné les mains de ma mouflette de quelques mois (certes il n’a pas fait exprès…), j’ai du me faire violence pour ne pas lui faire avaler le bouquin ou pire.

Que faire ? Rien et montrer à mon fils une forme de faiblesse ? L’attaquer de front au risque que la journée soit difficile pour mon enfant ? J’essaye d’adopter une solution intermédiaire (de la mesure je vous dis, c’est ma résolution de la semaine) : j’ai quand même proposé au sale môme d’écouter l’histoire à côté de nous (qui bien sûr a refusé en criant comme un putois) et ensuite j’ai dit au mien… que celui-là, s’il l’attaquait, il fallait qu’il le cogne encore plus fort. Vous désapprouvez ? Tant pis, je fais ce que je peux.

 

 

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Bébé-Enfant

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La Mère Joie 08/12/2009 16:11


Ca, c'est ma hantise pour le Grognard, les sales gosses...


Jenny Grumpy 08/12/2009 16:49


Je ne sais pas s'il vaudrait pas mieux que ce soit le sale môme parfois...