Se sentir vivante

Publié le 7 Juin 2010

Il y a ceux qui adoptent comme philosophie de vie le Carpe Diem à fond, tout le temps et quelles que soient les circonstances (peut-être ont-ils été biberonnés au "Cercle des poètes disparus" j’en sais rien) et puis il y a les autres, dont je suis. Ceux-là ont des hauts et des bas, des coups des cafards, des moments de grâce, des bleus à l’âme, des petits plaisirs, des gros chagrins… Quelquefois, j’envie ces insouciants qui savent profiter pleinement, qui ne se posent pas trop de questions, mais il y a des jours comme aujourd’hui où je m’accommode parfaitement de ma nature imparfaite et inconstante. Il suffit d’un instant a priori anodin pour me sentir vivante, terriblement vivante et cette fulgurante prise de conscience est d’une telle intensité qu’elle compense mille fois les passages à vide ou les fêlures du cœur.

 

Je n’ai pas vraiment identifié de facteur déclencheur type mais je dois reconnaître que cette montée d’adrénaline est souvent liée à la musique, en tout cas si je me fie aux deux jours qui viennent de s’écouler. Et oui, je suis une belle chanceuse ces temps-ci : deux puissantes claques de… vivacité ? Non, le terme n’est pas adéquat, trop dérisoire ! Je ne suis pas docteur es-lettres pour connaître le terme approprié alors un néologisme sera le bienvenu : vivintensité me semble idéal.

 

Samedi 8h du mat’, je prends ma voiture alors que tout le monde dort encore at home. J’ai vu le soleil se lever (euh non, je ne vis pas dans un autre fuseau horaire : il était donc très tôt) avec ma tasse de café sur le balcon et j’étais juste bien comme dirait Boucle d’Or. Et au volant, je découvre que c’est l’album de Zaz (dont je vous ai parlé ici) qui est dans le lecteur cd : je choisis le titre "Je veux" et monte le son jusqu’au point qui précède le grésillement des enceintes (très très fort donc). Je chante comme une grande malade (que je suis) les paroles qui correspondent parfaitement à mon état d’esprit ; je pense au chouette week-end qui se profile, à la semaine speed qui vient de s’écouler et je me sens furieusement vivante. Wahou que c’est bon d’autant que ce moment était imprévisible.

 

Et paf, voilà que ça me reprend dimanche soir (incredible pour ceux qui me connaissent un peu). Le week-end (fatiguant finalement) touche à sa fin : les mouflets ont dîné, il est tôt et l’heure du coucher approche (oui il est 19h30 c’est top !). Le petit d’homme étant privé de dvd (c’est mon côté mère indigne), on se branche sur une de mes playlists Deezer et les premières notes de "Fly me to the moon" de Sinatra s’envolent dans l’appart. La mouflette le cul par terre commence à se déhancher en rythme avec un sourire qui éclaire tout son joli visage ; je la prends dans mes bras pour danser avec elle et elle irradie de cette joie propre aux enfants, puis réclame le retour sur la terre ferme pour recommencer ses fascinants mouvements. On enchaîne avec du Stevie Wonder, du Timbaland (oui sa culture musicale sera éclectique) et elle kiffe toujours autant. De mon côté, je danse comme une barge dans le salon pendant que les gars profitent du spectacle sur le canap’. Putain (ah bah oui, n’oubliez que la vulgarité me caractérise tout de même) je me sens frénétiquement vivante et ardente… encore !

 

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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so 08/06/2010 09:15


Jolie chronique et Mamzelle Zaz dans mon mp3 pour la folle journée qui m'attend !