Question déco

Publié le 28 Septembre 2010

Je sais parfaitement que la déco intérieure est hyper tendance ; blogs, magazines et émissions sur le sujet pullulent… mais moi, ça m’emmerde. Et encore, je modère mes propos (ouais, en fait pas vraiment !). Sainte Valérie, priez pour ma pauvre âme, mais je crois que je suis définitivement perdue pour votre cause. J’avais déjà conscience du problème (mais en est-ce vraiment un ?) dans mes précédents appartements mais dans celui que je viens de prendre, j’ai pu mesurer l’ampleur du phénomène.

Indépendamment des considérations matérielles qui font que je n’ai pas pu m’acheter des meubles design (en même temps, j’aurais dû me creuser le ciboulot et ça m’aurait bien fait chier, au moins là, j’avais une bonne excuse), ça me gave de décorer, de meubler, de conceptualiser (je suis incapable de visualiser l’espace tant que les objets ne sont pas à leur place, c’est d’un pratique !).

 

Pour autant, n’allez pas croire que je n’aime pas mon nouvel home sweet home. Au contraire, il me ressemble : du rouge, du gris et du blanc, une touche de Feng-shui histoire de faire circuler les bonnes ondes et tous mes bouquins. Mais pour ce qui est du reste, c’est plutôt spartiate : je suis mobilophobique. En clair, moins il y a de meubles chez moi, mieux je me porte. La perspective de devoir en acheter me file des sueurs froides : ça va me prendre de la place et réduire mon espace vitale, il faut quand même que je puisse y ranger des trucs (mais justement, j’ai plein de petits bordels à y mettre). Au final, je repousse et je tasse à l’arrache dans les placards ou alors je fais du classement vertical. C’est là ma grande spécialité, je ne suis pas très attachée aux objets. Pour illustrer mon propos : le dilemme du moment. Depuis deux mois, mon ordi portable est sans place fixe : il sillonne mon salon au gré de mon humeur, du visionnage de clips, du surf internet ou de l’écoute de musique. Il est clair qu’il va falloir que je le case quelque part et donc que j’investisse. J’ai retourné tous les sites Internet en "a" (Ikea, Alinéa, Cinna, Conforama…) et peanuts, je n’arrive pas à me décider (à ma décharge, rappelez-vous que je peux me faire des petites crises d’aboulie).

Voilà pour la partie lourde de la déco, mais ma pathologie ne s’arrête pas là.

 

J’ai aussi un sérieux souci avec la déco murale. Certes, les murs en béton n’incitent pas franchement à l’accrochage frénétique de lithos, photos ou autres cadres mais chez moi (et dans mes précédents apparts, c’était la même chose), ça frise l’ascèse. Je suis un peu dans l’esprit Les Bronzés font du ski  et cette fameuse réplique " La décoration en générale est supposée plaire à tout le monde, par contre ici là, ce petit crochet c'est l'emplacement de la touche personnelle, voyez personnelle vous comprenez ?". Ca résume assez bien ma conception du truc qu’on accroche : un cadre et pas plus. Heureusement, celui qui a l’honneur de figurer au-dessus de ma TV est une photo sublime que j’adore : Romy Schneider par Giancarlo Botti en 1975. Je ne me lasse pas de la contempler et ce n’est pas juste par flemme que je n’accrocherais rien d’autre ici.

 

Mais sinon, chez moi, c’est sympa hein !! Mes mouflets s’y sentent bien ; on peut circuler sans se cogner (une fâcheuse habitude familiale) ; on peut s’assoir et boire du bon vin. Certes, ce modeste F2 n’est pas prêt de figurer dans Elle Déco mais après tout, ce n’est pas mon ambition. Et j’oubliais, pour mon plus grand plaisir, il n’y a pas de plantes vertes (je vous parlerais un jour des ficus et moi !).

 

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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