Quatre ans

Publié le 7 Avril 2013

Jolie môme, je n’ai pas pu écrire quelques lignes le jour de tes 4 ans, vendredi. Pourtant, rien ne m’en empêchait : ton frère et toi étiez de l’autre côté et j’étais toute seule chez moi. Je crois malgré tout que tu garderas un joli souvenir de ton anniversaire, et pas celui d’une maman profondément triste. J’espère avoir réussi à donner le change, à tes yeux du moins car c’est là le plus important.

Je t’ai vu évoluer dans ta classe, ma grande et souffler tes bougies. J’ai vu ce mélange de fierté et de bonheur intense de voir ta maman assise sur une mini chaise. Tu me jetais des coups d’œil toutes les deux minutes, comme si j’avais pu disparaître, comme ça, pouf ! Tu me voulais assise sur ce minuscule banc pour souffler les bougies, me faire goûter tous les gâteaux que tu as engloutis pour l’occasion et même partager ton Kinder. Car tu es généreuse, un an de plus mais ton caractère s’affirme ou plutôt se confirme : ton cœur est toujours aussi immense et tu laisses si peu paraître de tes tristesses, les petites comme les grandes. Qu’il s’agisse d’une copine qui ne l’est plus à la récré de 16h00 ou de ta maman incapable, trop souvent, de cacher sa peine.

Aujourd’hui, je nous fais la promesse que tu verras moins mes larmes : je te le dois, à toi à ton frère. Et c’est le cadeau que je me dois de te faire. Non seulement tu le mérites et c’est surtout une absolue nécessité pour que tu grandisses de la manière la plus équilibrée qui soit.

 

Je pressens que les mois qui viennent ne seront pas faciles pour toi : tu ne sais pas encore que des choses vont changer dans ta vie, mais ce qui est certain, c’est que c’est à moi que tu poseras tes questions et c’est moi qui devrais ramasser les pots cassés. Alors, crois-moi, ma môme : s’il y a des changements dans ta vie qui seront douloureux prochainement et qui te feront probablement grandir plus que je ne le voudrais. Il y a un qui sera beau et te rendra prête à affronter : une maman moins fragile, moins impulsive et la plus juste possible. Pas une maman infaillible non, évidemment. Je m’efforce de faire des promesses que je peux tenir. Il n’y en a qu’une que je n’ai pas tenue, une promesse faite à mon petit d’homme : celle d’arrêter de fumer. Elle devra demeurer la seule.

 

Je sais que tu sauras profiter pleinement de tes anniversaires parce qu’à 4 ans, on mord dans la vie à pleine dent et tu auras su en tirer le meilleur parti. C’est ce qui me rend fière de toi : ta capacité à voir les choses du bon côté. Ton frère aime le beau, toi tu aimes le bon.

 

Je te souhaite de rester cette personne. Et même si rien n’est déterminé à cet âge, j’aimerais que tu restes ainsi car cela fera de toi une belle personne, ouverte sur le monde et si prompte à le prendre à bras le corps.

Je t’aime ma grande, à la lune, aux étoiles et au soleil, comme tu dis chaque soir avant de fermer les yeux et de pelotonner sous ta couette.

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Bébé-Enfant

Repost 0
Commenter cet article