Mère fusionnelle ?

Publié le 27 Novembre 2010

« Union d'éléments distincts en un tout homogène, la fusion, en psychologie est la relation affective au cours de laquelle un individu est dans l'impossibilité de se différencier de l'autre ». Bon bah nous voilà bien avancés avec cette définition chopée je ne sais où sur le net.

Je pourrais vous en écrire des pages et des pages probablement, sur la fusion dans le couple, mais désolée, ce n’est pas et ne sera probablement jamais le sujet du jour par respect… autocensure aussi.

 

Non, ce qui m’agite ces derniers temps c’est la (rectification MA) relation avec petit d’homme. J’ai toujours refusé à ce que me l’on qualifie de mère fusionnelle. D’une part, parce que le terme est plutôt connoté péjorativement et d’autre part, parce que derrière cet adjectif se cache l’acceptation d’être mère à tout prix, voire même avant tout ou pire mère uniquement. Et aussi parce que le comportement que j’associe à la mère fusionnelle révèle de nombreux écarts avec celui que j’adopte avec mon fils, notamment sur l’aspect hyper patiente et hyper dévouée (ce que je ne crois pas être, mais alors pas du tout).

 

Néanmoins, entre la configuration monoparentale et deux ou trois remarques plutôt bien senties de personnes nous ayant observés lui et moi, force est de constater qu’une forme d’introspection est nécessaire.

 

Oui, j’aime ce môme plus que tout, au-delà de toutes les formes d’amour que l’on peut concevoir. Oui, l’idée qu’il puisse souffrir physiquement, moralement ou affectivement m’est intolérable. Mais rien d’exceptionnel là-dedans, un rapide sondage sur les mères autour de moi me conforterait certainement dans cette opinion.

Il n’empêche que, lentement, l’idée fait son chemin que pour son bien-être, et le mien paraît-il, je dois progressivement cesser d’être le centre de son univers. Or, je porte désormais sur mes (j’ai failli écrire frêles, mais faut pas déconner non plus !) épaules toute la responsabilité de son bonheur ou du moins, je me suis infligée ce poids. Comme s’il me fallait faire pénitence d’avoir brisé la cellule familiale, d’avoir fait éclater en mille morceaux leur petit univers si rassurant en apparence.

 

Je ne parviens pas à formuler correctement alors je vais y aller franchement quitte à en faire bondir certain(e)s : mais je crois qu’on peut parfois trop aimer et ainsi couper les ailes des êtres qui nous sont le plus cher. Le curseur est difficile à placer et le prix à payer si l’on échoue est exorbitant. Alors, il s’agit de ne pas se louper. D’où ce début timide d’introspection : trouver la bonne distance, le laisser s’épanouir, s’équilibrer avec et surtout sans moi mais que jamais, jamais il n’oublie que je serais toujours là et que pour citer un titre de bouquin pour enfants que j’adore : « je t’aimerais toujours quoi qu’il arrive ».

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Bébé-Enfant

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cc 29/11/2010 23:29


Culpabilité ???!!! No comprendo !!! Vive Jenny Grumpy !! Vous êtes une bonne mère je pense.


MellePeggy 29/11/2010 16:05


Bonjour,
C’est très difficile d’avoir un jugement objectif sur son propre comportement maternelle, surtout avec une séparation….
Mais pour moi, il vaut mieux être du style “ T’as pas aimé mon riz au lait, t’en as pris que deux fois !!!” que plutôt que d’être tellement distante et froide que ton fils t’appelle l’Iceberg dans
ton dos !!!!
PS : C’est plutôt costaud comme sujet pour un samedi !!!!
Bonne journée
.•:*¨¨*:•.MellePeggy.•:*¨¨*:•.


Jenny Grumpy 29/11/2010 19:16



C'était le sujet du samedi, précisément parce qu'ils n'étaient pas avec moi, ce qui me donne l'occasion de tenter d'avoir du recul... pas évident, surtout quand la culpabilité est écrasante



cc 27/11/2010 20:42


Bonsoir. Vous êtes une mère parfaite. Je fais la même chose en qualité de père avec ma fille... Allez demander aux adultes non ou peu aimés par leur mère s'ils n'auraient pas aimé une Jenny Grumpy
comme mère.. Moi j'ai la réponse. Surtout ne changez pas ! Bravo pour tout.