Ma soirée avec Bridget Jones

Publié le 13 Janvier 2010

Que faire quand on n’est pas milliardaire (que dis-je, juste millionnaire pour payer régulièrement une baby-sitter), qu’on a deux mouflets pioncés à 20h et un amoureux dehors, pour passer une chouette soirée ?

Inutile de me suggérer un plateau télé de dingue : d’abord je suis incapable de manger en regardant la télé (ça c’est mon côté masculin, impossible de faire deux choses à la fois) et en plus je suis en mode diète de chez diète depuis les fêtes (très mauvais je sais mais mortellement efficace).

Certes, j’ai un énorme stock de bouquins qui veillent sur ma bibliothèque, mais non, hier je n’étais pas d’humeur (ça m’arrive rarement, mais bon).

 

Bref, après avoir dansé sur Stevie Wonder (spectacle privé désolée) et hurler sur un Polnareff jeune et fringuant, je me retrouve une demi-heure devant le même dilemme. Pas le choix, j’ouvre le programme télé et ouaouhh (oui j’étais ravie, voire euphorique de me retrouver seule à l’appart hier), un Bridget Jones sur la une. Nickel, pas besoin de m’emmerder avec l’ordinateur pour regarder un film, ni d’errer sur le web à la recherche de rien du tout.

 

Une douche brûlante plus tard, un Pepsi max ouvert et une biscotte entamée, me voilà parée pour une soirée bien animée.

Générique et merde ça commence mal, ce n’est pas le Bridget auquel je pensais, mais la suite. Heureusement, j’enclenche le mode résilience et me répète comme un mantra pourquoi j’aime Bridget Jones. Et comme je suis magnanime, j’ai décidé de vous en faire profiter. Non, non ne passez pas votre chemin, ça pourrait toujours vous être utile.

 

D’abord, elle est hyper tendance : les trentenaires célibataires se multiplient dans les séries, un peu comme des lapins dans un clapier. Sauf qu’elle, on l’aime encore plus parce qu’elle a une taille supérieure au 34 (pas comme Ally ou Carrie), qu’elle n’est pas une modeuse pointue, qu’elle rougit quand elle a honte, qu’elle boit trop et pas de la qualité. Mais pourquoi m’est-elle si familière ? Ah oui, on a entre autres la maladresse en commun.

 

Ensuite, Bridget n’est pas une intello et, quand on lit un bouquin complexe comme c’est mon cas en ce moment (évidemment si vous êtes sur le dernier Marc Levy, vous n’allez pas vous sentir concerné), ça fait du bien de se vider la tête. Rien de tel que des questions existentielles pour souffler un peu quand la période est tortueuse : aïe, qui choisir entre un beau mec rangé des voitures (même l’expression, elle t’assomme) et un putain (oups pardon) de sex-symbol au sourire carnassier ? Et comment réussir sa vie professionnelle ? Et être mince en picolant et en bouffant du chocolat sans faire de sport ?

Je m’arrête là pour le personnage parce que j’imagine que des tas de chercheurs de grands organismes (type CNRS ou autres) se sont penchés sur l’aspect sociologique du phénomène Bridget.

J’allais oublier ce que j’aime dans ce film (enfin dans les deux volets en réalité) : la BO est hyper chouette.

 

Après ce grand chef d’œuvre avec un goût d’inachevé (je vous ai dit que c’était le deuxième, franchement moins drôle que l’originel), et une quantité d’excitants que la décence m’interdit de nommer, je n’avais pas envie de me plonger dans les bras de Morphée. Choix cornélien entre un Clint Eastwood jeune et un Joaquin Phoenix : ceux qui me connaissent sauront sans hésiter qui fut le vainqueur de ce duel à mort !

 

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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