Les parapluies et moi

Publié le 12 Mai 2010

 

ParapluiesLes parapluies m’emmerdent : le mien d’abord, ceux des autres ensuite. Ou l’inverse ça dépend.

Pourtant, et ça va vous paraître bizarre, je vis entourée de parapluies. C’est comme si à ma météodépendance répondait la parapluie-addiction de mon petit d’homme : depuis Peter Pan et Mary Poppins, il en est complètement dingue, au point qu’on en a quatre à la maison rien que pour lui plus les ombrelles de poussettes qu’évidemment je ne compte pas.

Mais n’étant pas diplômée es-psychologie, je n’ai nullement l’intention de vous parler de cet étrange intérêt. Non, le sujet du jour, ce sont les parapluies et moi.

 

La météo occupant une place prépondérante dans ma vie (et là, vous vous dîtes "oh la pauv’fille", ce à quoi je réponds poliment "je vous emmerde"), les accessoires afférents au sujet me tracassent ! Et vu notre pluviométrie, il existe peu d’alternative à cet accessoire quasi indispensable qu’est le parapluie. Or je hais le parapluie et pas simplement parce que, si on en a besoin, c’est parce qu’il fait un temps de merde.

 

D’abord le mien (bah oui que voulez-vous je suis fille unique et c’est moi d’abord !).

Première question existentielle : to take or not the umbrella (allez faire un tour sur Google linguistique, je suis en mode pédagogique ces jours-ci).

Deuxième point si vous avez répondu oui à la première : l’encombrement. Aussi petit soit celui que j’ai en ce moment (en réalité, ce n’est pas le mien mais celui de mon amoureux mais c’est du détail à mon avis, encore que, pas le sien), il m’oblige à abandonner mon petit sac à main tout mignon pour un gros truc tout informe dans lequel je puisse loger l’objet du délit.

Enfin troisième question tout aussi capitale : quand sortir le parapluie et comment gérer les autres paramètres ? Faut-il l’ouvrir dès les premières gouttes ou attendre (au risque d’exploser un brushing que je ne me fais pas) ? Comment faire si le vent souffle ? Ressembler à un chien mouillé ou sombrer dans le ridicule lorsqu’Eole (vous êtes sur le cul devant ma référence hein ?) vous retourne toutes les baleines de l’accessoire maudit ? Cruel dilemme…

 

Mais considérons que vous êtes une femme de tête (une femme forcément parce que je ne suis pas sûre que les hommes se posent autant de questions) et qu’après l’examen minutieux de tous les éléments, vous avez ouvert votre parapluie. Sauf que, à moins d’habiter à la campagne (mais là vous en avez rien à péter, vous vous baladez avec un manteau à capuche et tous vos problèmes sont résolus), vous n’êtes pas la seule à arpenter le trottoir avec votre pébroc (si vous avez eu une grand-mère, vous savez que c’est un synonyme : ça m’évite les répétitions).

Et c’est là qu’une seconde vague de soucis se dresse devant vous. Alors, seules deux options s’offrent à vous. Ou vous avancez bille en tête sans aucune considération pour les pauvres ères qui croisent votre chemin et évidemment les carambolages de parapluie sont extrêmement pénibles. Soit, vous êtes bien élevée (ce qui peut m’arriver… parfois) et vous inclinez légèrement le dit-objet, mais alors… vous êtes mouillée. Naturellement, tout est dans la mesure et fonction de l’humeur du jour.

 

Tout ce bla-bla superficiel pour vous démontrer une fois encore, que le soleil, il n’y a rien de tel pour vous simplifier l’existence. Et histoire de vous pourrir un peu plus : l’ultime complication. Que faire du parapluie mouillée et où le secouer ?

Notez que je n’ai même pas évoqué l’aspect du pépin (jeu de mot, je vous laisse apprécier) : noir sobre ou publicitaire (si comme moi, vous êtes abonnée à Elle depuis 10 ans, vous avez enterré une dizaine de cadavres de parapluie), écossais (genre faux Burberry, pathétique), fantaisiste (et là, toutes les horreurs sont permises), d’une envergure démesurée…

Que de choix cornéliens !


PS : oui ce sont bien tous mes parapluies sur la photo !

 

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

Repost 0
Commenter cet article