Lecture : La librairie des ombres de Mikkel Birkegaard

Publié le 4 Mai 2010

 

La-librairie-des-ombres.jpgUn polar nordique qui place le pouvoir des mots au centre de son intrigue, forcément, ça donne envie de se précipiter dessus. Et avec comme sous-titre "Et si la lecture pouvait tuer ?", je n’ai pas hésité à racler les fonds de tiroir (bah oui c’est un peu la dèche ce mois-ci) pour m’acheter La Librairie des ombres du danois Mikkel Birkegaard. Et enthousiaste comme je peux l’être, je m’imaginais un roman dans la directe filiation du génialissime Le nom de la rose d’Umberto Eco mais à la sauce contemporaine.

 

Suite à la mort brutale de son père, Jon Campelli –brillant avocat trentenaire – hérite de la libraire familiale Libri di Luca. Peu intéressé par l’affaire et promis à une carrière prometteuse, Campelli est d’abord décidé à la vendre, mais les deux employés de la librairie l’initie à une organisation secrète : les lettore. Ce sont des lecteurs dotés d’une fascinante capacité : celle d’influencer la perception de leur auditoire sur le texte qu’ils sont en train de lire. Utilisé à bon escient, ce don leur permet de créer des univers fascinants et d’une richesse incroyable, mais entre de mauvaises mains, il se révèle un outil de manipulation politique, économique… pouvant aller jusqu’à pousser au meurtre.

La mort du vieux libraire apparaît alors de moins en moins naturelle, et en se lançant dans cette enquête, Jon Campelli va se retrouver au cœur d’une tempête dont l’enjeu est tout simplement de diriger le monde.

 

Sur le papier, l’idée paraissait excitante avec un potentiel littéraire fabuleux. Oui, mais voilà, n’est pas Umberto Eco qui veut et Birkegaard n’a pas l’envergure de l’éminent Italien et tout n’est que superficialité et confusion. Les personnages manquent d’épaisseur, l’écriture est d’une insipidité à mourir. Quant à l’intrigue, d’abord peu dynamique, elle sombre finalement dans la cacophonie la plus totale : les évènements s’enchaînent sans cohérence, le suspens est inexistant et le dénouement complètement bâclé.

Rien à retenir donc dans ce roman, même pas la peine de l’acheter en poche pour lire cet été sur la plage. Pour cette activité, il y a largement mieux.

 


Mikkel Birkegaard, La librairie des ombres, Fleuve Noir, 2010, 450 p.

 

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Lecture

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Céline 05/05/2010 00:20


on peut pas dire que ça donne envie ;-)


Jenny Grumpy 05/05/2010 06:28



Merde, tu veux dire que j'ai pas fait une bonne promo :p