Lecture jeunesse : Dans mon petit cœur il y a...

Publié le 4 Janvier 2011

Dans-mon-petit-coeur.jpgJ’ai un peu perdu de vue l’essentiel ces derniers temps en ne parlant que de mon petit cœur sur ce blog. Oubliés les lectures, les expos, les cinés, les restos, les adresses sympas… Alors on reprend, pour un billet au moins, les bonnes habitudes et on repart en douceur avec un vrai coup de foudre au rayon littérature jeunesse.

 

Comme je l’ai bien briefé, le père Noël a déposé au pied du sapin un bouquin pour chaque mouflet. Pour celui du petit d’homme, j’imagine qu’il l’a choisi parce que le titre l’inspirait – ou qu’il le trouvait particulièrement de circonstances – et aussi parce que l’illustration de la couverture lui avait tapé dans l’œil. Ok très bien : Santa Claus s’est parfaitement acquitté de la première partie de sa mission. Mais bordel, il l’a ouvert le bouquin ? Il a pensé à celle qui allait en faire la lecture aux mômes le soir (en l’occurrence moi, puisqu’aussi précoce soit-elle, la poupette n’est pas capable de lire) ? Oh que non ! Il s’est contenté d’emballer Dans mon petit cœur il y a… sans se soucier le moins du monde des dommages collatéraux.

 

Je concède que le jour du retour des enfants fut un pur moment de bonheur et que peut-être (je dis bien peut-être), j’avais les émotions à fleur de peau. Et lire cet album le soir même n’était probablement pas l’idée la plus brillante de l’année.

Une fois la fratrie en pyj’, direction la couette pour découvrir le contenu du précieux album.

Le titre est suffisamment éloquent : il est question d’amour. En vingt textes d’une sensibilité rare, c’est la façon dont on aime et dont on est aimé qui est abordée. L’amour pour ses parents, ses frères et sœurs, ses grands-parents, son amoureux(se), son chien même… L’amour, c’est aussi le chagrin, la tristesse, la colère, le manque, les preuves d’amour, les câlins, les bébés… la vie quoi ! En tout cas, ce qui lui donne tout son sens à mes yeux.

 

Mais revenons aux mots qui m’ont pris à la gorge le soir du 1er janvier 2011. Comme je ne connais pas le livre, je prends ces jolis poèmes dans l’ordre. Ca commence naïvement (mais pas niaisement : la nuance est de taille) :

"Pourtant mon cœur n’est pas rempli

Il y a encore beaucoup de place

Pour tous mes amours à venir…"

Nickel, c’est ce que j’essaye de faire comprendre au petit d’homme. Orianne Lallemand (l’auteure) et moi, on est sur la même longueur d’onde.

D’autres textes sont attendrissants : L’amour, c’est des Je t’aime, Tendre devinette, Je t’aime dans toutes les langues !

C’est marrant de les lire aux enfants, ils en aiment la sonorité, le sens de la rime parfois, les phrases courtes qui claquent.

 

Et puis, il y a ceux que leur mère est à peine capable de terminer, parce que sa voix se brise, que les larmes s’impatientent au bord des yeux, parce qu’elle est surprise qu’un livre pour enfants puisse la bouleverser autant. Et que vraiment, vraiment, son cœur à elle est bien vulnérable. Les titres sont significatifs et je laisse aux âmes sensibles le plaisir de les découvrir.

 

J’en retiens une ravissante déclaration d’amour à murmurer à celui ou celle qui a pris votre cœur, que l’on ait 4 ans ou plus.

"Je t’amoure,

Ce n’est pas français

Cela ne se dit pas,

Pourtant, c’est le mot

Que je garde pour toi,

Est-ce qu’il te plaira,

Je t’amoure,

Cela veut dire

Je t’aime d’amour,

Je t’aime pour toujours,

Pas juste un tour,

Et puis s’en va.

Tout cet amour,

Il est pour toi,

Mais si tu n’en veux pas,

Ne me le rends pas,

Cela me ferait trop de peine,

L’amour ne s’échange pas,

Et j’espère que demain,

Demain peut-être,

Tu m’amoureras."

 

Pas de doute, 2011 verra mon cœur chavirer facilement

 

 

 

Orianne Lallemand, Dans mon petit cœur il y a..., Gautier-Languereau, 2009

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Lecture

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