Le RTT du mercredi

Publié le 29 Novembre 2012

Mercredi, c’était RTT ! Certains n’auront retenu que la deuxième partie de la phrase ; les autres auront compris. C’était un mercredi : Oui, LE jour des enfants. La mère auto-culpabilisée que je suis prend parfois une journée afin de se consacrer à ses enfants et c’est là que ça se gâte, car comme aime à le dire Jules : « on n’est pas des animateurs ! ». Ok, mais faut bien les occuper. Bilan d’une journée…

 

Au préalable, pour ceux ou celle qui voudraient accomplir le même exploit (non, je n’exagère pas !) : choisissez bien la date. Idéalement, il doit faire beau et chaud. Comme ça, paf, on va dans un parc parisien et tout le monde est content. Evidemment, au mois de novembre, c’est tout de suite moins évident, parce que moi, le parc quand le temps est… automnal, c’est un grand NON.

Si on est dans une saison moins clémente, alors je conseille de choisir une date clé, avec une thématique forte, une perspective qui parle aux enfants : Noël, Pâques, Chandeleur…

 

Mais soyons concrets. Un mercredi RTT avec les kids, ça ressemble à quoi ?

D’abord, si on a bien fait son boulot, ça commence par ce qui s’approche le plus d’une grasse mat’ (oui 9h00, c’est une grasse mat’ !). Et tous les moyens sont bons pour y parvenir : coucher tardif, menaces, chantage… L’essentiel étant de charger les batteries pour la vingtaine d’heures qui va suivre.

Avec de la méthode, les premières heures s’écoulent tranquillement : les mouflets gèrent leur petit dej’ (un impératif : tout ce qui est consommable doit être accessible sans l’aide d’un adulte), ils traînent en pyjama, ont l’immense privilège de se vautrer dans le lit parental (du sursis pour le dit-parent). Bref, ça démarre bien !

 

Deuxième phase : il faut tout le monde se mette en ordre de marche. La proximité de Noël est très précieuse (cf. la thématique mentionnée plus haut). On motive la troupe avec des achats de déco pour le sapin millésime 2012. Bizarrement, ça ne traîne pas (trop) pour s’habiller. Promettez un MacDo et le tour est joué. En un quart d’heure, on est prêt à décoller. Pas peu fière que tout le monde soit harnaché dans la voiture et limite euphorique, j’allume la radio. Merde, c’est Chérie FM : merci l’amoureux ! (Joke). Immense coup de bol, c’est je ne sais quel chanson (enfin si je sais, mais je ne vais pas non plus le claironner sur tous les toits) des Dix Commandements. C’est instinctif, je ne peux pas m’empêcher de hurler à tue-tête fredonner l’envie d’aimer. Regards ahuris des passagers : ils ne me suivent pas dans mon délire. Grosse déception !

Heureusement, les rayons déco de Noël sont bien fournis. On y passe une heure, et je passe de l’euphorie à l’hystérie. Bilan : notre sapin de ressemblera à rien. On n’a aucune chance d’être sélectionné pour le sapin de l’année dans le Elle Déco de janvier, fais chier. J’ai en effet de sérieux doutes quant au fait que la rédaction saura apprécier des guirlandes en plumes, des bonbons jaunes, une immense étoile blanche à paillettes, un coussin brodé, des ange transparents, des pères Noël en terre et des rennes en paille (la photo suivra peut-être dans quelques jours).

 

Le MacDo m’achève : la môme comme d’hab commande des frites dans son Happy Meal mais me pique toutes mes potatoes. Mais je ne dis rien, c’est le jour des enfants !

 

Le retour à la maison se passe sous les meilleurs auspices : ils sont repus et on va faire des trucs l’après-midi.

C’est là que j’entre particulièrement en scène. C’est mon moment loisirs créatifs et, il faut dire ce qui est : je ne suis pas particulièrement douée et en plus ça me gave. Je n’ai pas une âme d’artiste. Je suis pleine d’admiration devant celles qui maîtrisent l’art de la pâte à sel, le collage, la peinture et tout un tas d’activités artistiques. Pour ma part, Playdoh est mon pire ennemi. Heureusement, ils ne sont pas difficiles à contenter. Un père Noël en plâtre à décorer et les voilà affairés pendant presque une heure. Je n’en profite même pas pour siester, je les regarde.

 

Ça passe vite finalement : ils ont (encore) faim et veulent goûter. Même protocole que le matin ; ils se débrouillent et vient alors le moment de grâce Une heure et demi d’autogestion sans cri, ni bagarres. Le temps de visionner un Homeland tranquille sur l’ordi ! Et ce moment justifie à lui-seul la pose du RTT du mercredi.

 

Résultat des courses : ils sont épuisés. Un bain collectif et à 20h00, ils dorment à poings fermés.

 

Finalement, ce n’était pas si mal un mercredi RTT. Je vais même en poser un autre dans deux semaines. J’envisage de prendre un mouflet en bonus… à moins que je me fasse un spa.

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Bébé-Enfant

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