Le printemps à Paris

Publié le 18 Avril 2010

Pardonnez ma vulgarité, mais putain qu’est-ce qu’il a été long cet hiver ! Je vous avais d’ailleurs fait part de l’émergence d’une certaine obsession au cours de ces six mois que nous venons de connaître. Le froid polaire, les muscles crispés, les fringues qui me sortaient par les yeux, les cheveux électriques, les mains de sorcières… Mais ça y est, quelques rayons de soleil, un thermomètre qui flirte avec les 20 degrés et je renais : au point presque que mon cœur s’allège. Et j’exagère à peine lorsque j’affirme qu’il n’y a rien de plus resplendissant que Paris lorsque le printemps s’installe. Certes, il est des puristes (snobs ?) qui me rappelleront que je n’habite pas Paris même mais la banlieue (beurk !!), or j’estime qu’être à 7 minutes de la Capitale, ce n’est pas non plus la banlieue profonde surtout qu’il y a le métro (si ça ce n’est pas un critère !).


Et Paris lorsque le soleil commence à vous caresser doucement le visage, à vous chauffer patiemment les quelques centimètres de peau que vous mettez à nu, c’est juste magique. Toutes les filles chaussent les lunettes de soleil (c’est qu’on s’est presque transformée en taupe nous depuis novembre et notre cornée en a pris un coup), beaucoup d’audacieuses n’hésitent pas à sortir le débardeur, la jupette et les nu-pieds et hop on inspire un grand coup car l’air n’est pas encore vicié.


La vie dehors peut alors commencer. Les terrasses sont prises d’assaut (ceci dit, à Paris, même un rayon de soleil hivernal pousse tout parisien digne de ce nom à boire son café en terrasse) ; on se précipite au parc le plus proche avec couvertures, boissons fraîches et mini pique-nique improvisé, on se pose sur les quais pour admirer les reflets du soleil tant attendu dans la Seine (je me sens l’âme poétique moi avec cette douceur) ; on flâne dans les rues pas encore envahies de touristes bruyants. On reprend le temps de vivre, de regarder, d’écouter : tous nos sens se réveillent nonchalamment.


Et un (trop) bref instant, tout ce qui obscurcit votre cœur depuis quelques heures, jours, semaines s’envolent et on aimerait alors que le temps suspende son vol pour encore plus savourer ce précieux moment.

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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so 30/04/2010 10:52


je retrouve bien la sensation que j'avais aussi à l'arrivée des beaux jours durant mes folles années parisiennes...Cependant, j'espère que tu en as bien profité parce que pour ce week-end, Evelyne
Dhéliat a dit qu'il fallait remettre les chaussettes dans les sandalettes et elle se trompe jamais Evelyne


Jenny Grumpy 30/04/2010 16:57



Pff... Je sais : moi qui avait déjà sorti jupette et petit top et filer les fringues d'hiver à Emmaus...