Le bowling

Publié le 22 Août 2011

Entre autres choses, cette (minuscule) semaine de vacances m’a permis d’en savoir plus sur moi-même. Première révélation dont je dois absolument vous faire part : je n’aime pas le bowling. Putain, que j’aime pas ça !!

 

Inutile de vous présenter ce sport, tout droit venu de l’autre côté de l’Atlantique et fortement popularisé par les séries américaines. Ah, ces merveilleux moments entre potes ou en familles que nous renvoyaient les familles Cosby, Micelli, Cunningham et j’en passe. Pas de doute, ils avaient l’air de prendre leur pied au bowling !! Ouais, sauf que dans la vraie vie, ce n’est pas forcément comme ça que ça se passe… Revue de détails ou pourquoi ne pas pratiquer le bowling ! (Jamais !!)

 

D’abord, il suffit de franchir la porte d’un bowling (notez au passage que le sport et le lieu dans lequel il se pratique portent le même nom) pour mesurer l’erreur qu’on est en train de commettre. L’odeur est infernale : en clair, ça pue des pieds, mais le truc à vous faire tourner de l’œil. Ce phénomène trouve son explication dans la deuxième tare du bowling : les chaussures.

 

Sauf à être un bowlingeur (j’ignore comment se nomment les pratiquants de cette discipline) invétéré, tout être humain normalement constitué ne possède pas ses propres chaussures. C’est donc sur place que les dites-chaussures sont, non gracieusement, mises à disposition. Eh oui, sachez qu’enfiler ses délicats pieds dans des chaussures qui en ont vu d’autres n’est pas gratuit. Vous avez là l’explication à la singulière odeur qui envahit vos narines dès l’entrée : tout le monde ou presque se déchausse. Puis vient le moment fatidique : porter la chaussure. Inutile d’y aller par quatre chemins, il est impossible d’être gracieux avec ces pompes-là. Sans demander à ce qu’elles ressemblent à des Louboutin, on aurait aimé qu’elles ne soient pas copies conformes de celles portées par tous les clowns du monde entier.

 

Avant de s’attarder sur la pratique du jeu (car oui, certains considèrent le bowling comme un jeu), faisons un rapide état des lieux de l’ambiance d’une salle de bowling. Les lumières sont épouvantables parce que criardes (donc effet sur le teint catastrophique), la musique est souvent à chier (on peut imaginer que tous les clubs ont souscrit un abonnement à NRJ 12) et le bruit des quilles qui ne cessent de tomber (c’est le principe, je vous le rappelle) a de quoi rendre dingue.

 

Passons maintenant à la phase la plus passionnante : la partie de bowling au cours de laquelle le joueur doit abattre dix quilles grâce à deux boules. Chaque partie comporte dix manches. Vous excuserez mon approximation dans les termes, mais j’avoue ne pas m’être passionnée pour cette discipline. Et au-dessus de chaque piste, un écran permet à toute la salle de suivre les scores des participants et d’humilier (n’ayons pas peur des mots) publiquement le joueur nul.

 

Causons technique maintenant : le lancer de la boule. Rien que le placement des doigts dans la boule pourrait vous provoquer de l’arthrose. Car oui, on ne place pas ses doigts aléatoirement dans la boule. Une fois le geste acquis (ce qui n’a jamais été mon cas je précise puisqu’à chaque prise de boule, il me fallait me prendre la tête), vient le lancer en lui-même. Premier problème : la prise d’élan. Et ça, je ne sais pas faire… je n’ai jamais su. Rapide digression au passage, je vous laisse imaginer ce que ça pouvait donner en athlétisme (saut en longueur et en hauteur notamment). Bref, je commence à courir (vaguement), pis je m’arrête au bord de la ligne. Et là, il faut avoir un geste fluide, ne pas jeter sa boule sur la piste, ne pas la faire rebondir, tirer fort mais pas trop, donner de l’effet mais pas trop et surtout, surtout, éviter la rigole. Si vous avez bien suivi, vous aurez compté que j’ai dû reproduire ce geste 20 fois pour une seule partie, ce qui vous laisse entrevoir mon calvaire.

 

N’ayant pas un sens aigu de l’auto-flagellation, je tairai ici mon score. Sachez seulement que des mômes de 5 ans m’ont battue. Oui mais eux, ils ont un système qui empêche les boules de finir dans la rigole, je tiens à le préciser.

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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