La sortie de l'école

Publié le 5 Janvier 2010

Est-ce le froid ou l’effet vacances scolaires (et donc un peu vacances de mon cerveau), j’avais oublié l’enfer (oui n’ayons pas peur des mots) ou plutôt la jungle de la sortie d’école.

 

Je vous resitue le contexte, grâce (ou à cause) de l’arrivée de bébé 2 et aussi d’un boulot mortellement chiant, j’ai pris un congé parental (enfin techniquement, j’ai donné mon énième démission et ne me suis pas encore remise à chercher un job, mais ce n’est pas le propos). Et parmi les innombrables joies d’être… euh à la maison (l’expression « mère au foyer » me rebute passablement), il y a celle d’aller chercher mouflet numéro un à 16h30 lorsque la cloche sonne (comment ça je devrais le garder avec moi l’après-midi, en raison de son jeune âge ?).

J’ignore pourquoi je ne vous en ai pas parlé plus tôt car c’est quand même une terrible expérience (ou aventure c’est selon) que je vis donc quatre fois par semaine depuis mi-novembre. Et à ceux et à celles qui ne l’ont pas vécue, croyez-moi, c’est une épreuve, et ce froid polaire ne fait qu’aggraver le phénomène.

 

Les premiers jours, j’étais au taquet : je suis du genre ante-ponctuelle (je ne sais pas si le terme existe mais l’idée c’est que je me pointe toujours avant l’heure). Plus explicitement, cela signifie qu’il me fallait faire le pied de grue de 16h20 jusqu’à 16h35 (j’ai en effet noté qu’entre mon appart et le bout de la rue il y avait changement de fuseau horaire) devant les portes de la sacro-sainte école. Inutile de vous dire que c’est là une mauvaise habitude que j’ai rapidement perdue.

 

Pour autant, les quelques minutes d’attente (parce qu’il y en quand même toujours un peu) sont une grande leçon de vie sur la nature humaine et parentale. Pour résumer, c’est chacun pour soi. Et je contiens mon vocabulaire parce que le fond de ma pensée c’est qu’elles (je n’y peux rien si ce sont surtout des femmes – mère ou nourrice - qui sont de corvée de sortie d’école) sont dans l’esprit : « ma gueule d’abord !  Rien à péter que tu aies une poussette avec une mouflette qui pleure ou qui a froid, je ne te laisserais pas passer la porte avant moi. » Car c’est là le piège de cette école il y a deux possibilités d’accès à la porte (ce qui produit un effet goulot d’étranglement) : un plan incliné pour les véhiculées (les poussettes quoi) et une volée de marches pour les autres.

Autant vous dire que ce sont deux clans qui s’affrontent et forcément celles qui voyagent léger sont avantagées et se précipitent comme des dingues (des hystériques, des tarées, des débiles…) vers la porte alors qu’elle est à peine entrouverte. Et pour le gang adverse (les à-roues), il n’y a que deux alternatives : leur rouler dessus ou attendre paisiblement qu’elles soient toutes passées. Sauf que derrière vous ça s’impatiente, ça râle et ça pousse : effet sandwich garanti.

 

Je ne m’exprimerai pas sur la tactique adoptée mais le froid n’a pas franchement tendance à adoucir les mœurs, je vous l’assure.

Heureusement, quelques minutes plus tard, les retrouvailles avec mon petit d’homme font oublier cette mini émeute, du moins jusqu’au lendemain.

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Quotidien

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SO 05/01/2010 20:05


Arrivée chez toi en passant par chez la mère joie, j'ai passé un bon moment. Et pour les sorties d'école, même souci chez nous,réglé depuis la rentrée car les instits nous emmènent maintenant les
bambins à la porte pour que l'on n'ait plus à rentrer du tout...E-pa-tant !


Jenny Grumpy 05/01/2010 20:44



Veinarde !! Ceci dit vu que c'est une école avec 250 enfants... Ce serait un autre genre de bataille...



loupijules 05/01/2010 17:33


la même chez nous... je suis toujours en galère pour passer la petite porte avec ma poussette car en effet, comme tu le dis si bien, il y a toujours une bande d'hystériques pressées, qui pour rien
au monde ne te laisseraient passer...