La presse pour mecs

Publié le 7 Mars 2010

Jusqu’à très récemment, les lectures du Jules (mon mari quoi), se résumait à Capital (et Management dans les périodes fastes) et un magazine sur les voitures ; magazines qu’il mettait tellement de temps à lire que le numéro suivant arrivait avant qu’il n’ait fini celui du mois précédent. En période estivale, il pouvait avoir la lubie de se lancer dans l’aventure d’un polar, mais encore fallait-il que les vacances soient très longues (4 semaines minimum). Dans ma grande tolérance, j’avais tendance à ne rien dire en voyant les revues s’entasser dans différents endroits de l’appart (ok c’est faux, ça me rend dingue), mais ni vu ni connu, je les jetais. Notez au passage qu’il ne s’en apercevait pas, ce qui souligne son attention quant au contenu.

 

Mais crise d’ado à retardement oblige (ou crise de la quarantaine précoce c’est selon), Jules s’est rendu compte que non, la presse masculine ne se limitait pas aux histoires de tunes ou de grosses bagnoles (enfin il sait aussi qu’il existe des magazines avec des greluches à poil quand même). Est-ce l’effet Nouvel an chinois et son cortège de résolutions (oui il est comme ça : un peu décalé comme mec) ; tout jure-t-il qu’il a décidé de s’abonner à une nouvelle revue (pas de demi-mesure chez nous : ça s’applique également à son attitude). Restait simplement à trouver quel titre ?

 

Face à son désarroi et pleine de compassion face à un homme démuni, je lui ai donc proposé de bénéficier de mes conseils avisés. Par altruisme et générosité c’est vrai, mais aussi parce que voir traîner des numéros de Newlook, FHM ou Men’s Health, c’était juste… comment dire ? Beurk !! Non, il lui (nous ?) fallait du classe et pas des articles sur "comment obtenir des biceps déments en 5 jours ?"
J’ai donc pris les choses en mains et lui ai acheté (en piochant dans son portefeuille, faut pas déconner non plus) un exemplaire de
GQ et d’Optimum en me fiant à mon instinct. Bon choix je dois dire. Il semble que sa préférence aille à GQ et je le comprends : chouette maquette (nouvelle je crois), journalistes intelligents (David Abiker par exemple), sujets pertinents et surtout pas trop longs - pas trop longs pour un mec s’entend. (Comment ça je frôle la misandrie ?), interviews originales (pour mars, Louise Bourgoin par Beigbeder), belle série de photos mode, une intéressante sélection culture… D’ailleurs, je l’ai déjà lu en intégralité (et en matière de presse, je suis plutôt une consommatrice exigeante). J’ai cherché une explication à cette qualité et j’ai trouvé : c’est une femme qui est rédactrice en chef (n’allez pas croire que je souffre d’androphobie).
Un bémol toutefois : j’ai eu l’impression que toute la pub avait été mise au début, 25 pages de Burberry, Boss, Sandro, Prada and Co avant de lire l’édito : pire qu’un magazine de filles.

 

Il me reste à me pencher sur Optimum (Jean Réno en couv’ ce mois-ci), mais apparemment, pour Jules, ça le fait moins. Je ne manquerai pas de vous tenir au courant des suites données à cette affaire.

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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jasonlouisxi 11/03/2010 23:46


ton article est super pour la forme. Quant au fond,c'est moins génial ... ou alors les femmes et les hommes n'ont pas le même sens de l'humour.
Bises à tous
Bonne soirée JL


so 10/03/2010 15:19


Hum, GQ, un excellent moyen pour reluquer les mâles en Versace (mmmm, Dempsey dans le premier numéro...) tout en faisant plaisir à son homme, madame a de la suite dans les idées !


Jenny Grumpy 10/03/2010 15:31


Bien dit !


Ginette 07/03/2010 21:01


moi aussi je les jette en cachette et il ne s'en aperçoit pas !