La montagne au mois d'août

Publié le 11 Août 2011

A la lecture de mon dernier billet, vous avez probablement cru que je camperais dans la Capitale tout le mois d’août. Vous vous êtes trompés : au passage, je remercie ceux qui ont compati en m’imaginant errer pendant encore presque trois semaines, misérable fantôme urbain. Car oui, je prends ce qui se rapproche le plus de vacances. Attention, pas le truc délirant des trois semaines d’affilée ; non, une simple et modeste semaine dans laquelle s’inclut le 15 août qui a le bon goût de tomber un lundi cette année.

 

Il y a quelques semaines s’est donc naturellement posée la question de la destination, que dis-je THE destination. S’agissait pas de se louper ! En même temps, considérant le budget limité et le refus catégorique d’enfermer la famille Ricorée dans un minuscule deux-pièces sous prétexte de profiter de la Côte d’Azur, il ne restait plus grand-chose.

La Nièvre (la quoi ?? Pas assez loin de toute façon), la Lozère ou la Montagne.

Et le gagnant fut… (roulement de tambour) : la montagne. Putain, le premier qui me sort "la montagne, ça vous gagne !", je lui mets la tête au carré.

 

Hop hop, merci Voyage Privé pour nous avoir dégotté un appart’ de dingue avec 3 salles de bains, quatre chambres, une terrasse et un lave-vaisselle en vallée de je sais plus quoi.

 

A ceux qui trouveraient l’idée saugrenue (j’en visualise parfaitement en train de ricaner derrière leur écran), je me targue de vous lister les avantages de la montagne en été. Parce que ces vacances-là, c’est conceptuel.

·         Le prix : pas la peine de s’étendre sur le sujet.

·         Des routes moins bouchonnées (c’est le Bison qui le dit, alors…)

·         De l’espace : pas besoin de s’entasser sur une plage

·         Des vaches devant lesquelles les mômes vont se pâmer

·         Du vert

·         Un trajet plus court (en tout cas toujours moins long que la côte basque ou d’Azur)

·         Un grand appart’ à pas cher donc (ouais je me répète mais j’insiste là-dessus)

·         Des marmottes : pas de commentaires particuliers sur cet item

·         Pas de tentation d’aller s’enfiler mojitos sur mojitos en terrasse : y a pas de bar avec terrasse

·         Pas de torture devant les glaciers qui pullulent à chaque coin de rue : y a pas de coin de rue.

 

D’un coup, je vous sens moins goguenard hein ! Vous ne l’aviez pas du tout envisagé sous cet angle.

 

Maintenant, soyons lucides. La montagne… il y a aussi du négatif. Dans la situation présente, j’en vois deux majeurs que je vais m’empresser de développer : la météo (ah, la météo, un sujet qui nous obsède depuis deux bons mois déjà) et le manque de magasins.

 

Le climat

Récemment convertie à l’Iphone (je vous parlerai prochainement de ma trahison), je consulte désormais compulsivement la météo de mon futur lieu de vacances. Grave erreur ! Là où je vais (tiens on dirait une chanson de Laurent Voulzy), l’Iphone me promet des températures (matinales je précise) négatives. Evidemment, je me dis qu’il y a erreur, que Mac déconne à pleins tubes. Mais non, le matin : il peut faire -1°. Va donc falloir revoir complètement le contenu des valises, moi je vous le dis. L’angoisse me gagne : vais-je trouver polaires, moufles et bonnets à cette saison chez Décath’ ? Dois-je prévoir une doudoune ? J’en frissonne tiens. Bah oui… il va falloir.

Non contente de ne pas avoir mis des jolies petites robes à la mouflette et à moi depuis deux mois, il va falloir qu’on se frusque comme on l’est depuis novembre. Putain de météo va !

 

Les magasins

Les habitués de la montagne l’hiver savent qu’il n’y a pas de grandes surfaces dans les stations. Non, il faut se contenter du Sherpa (je flaire un monopole bien louche là-dessous, maintenant que j’y pense). Le Sherpa, c’est quoi ? Rien d’autre qu’une supérette, ce qui signifie peu de choix et des prix exorbitants.

Il faut donc logiquement prévoir le minimum vital pour tout le petit monde ce qui implique pour une semaine:

·         72 compotes gourdes

·         3 paquets de mini Prince

·         3 paquets de barquette (heureusement j’ai des actions chez Lu)

·         24 pains au chocolat

·         4 bouteilles de vin (j’ai peur d’avoir vu petit sur ce coup-là)

·         2 packs de bière

·         1 pack de lait.

 

Le challenge qu’il va nous falloir relever d’ici le départ est donc de caser l’ensemble dans la caisse, qui heureusement n’est pas une Fiat 500 et heureusement n’est pas non plus un monospace (le heureusement ne porte pas sur les mêmes raisons). Le tout, sans avoir l’air d’une équipée de manouches en route pour le grand pèlerinage des Saintes-Maries de la mer.

 

Sur le trajet, outre les arrêts habituels et bien évidemment décalés (personne n’a jamais envie d’une pause technique en même temps), il nous faudra gérer les derniers kilomètres sur une route en lacets avec des mouflets gavés aux compotes, chips, gâteaux et jus d’ananas.

 

Si nous survivons, vous aurez droit à un compte-rendu. Si rien n’est publié, vous en tirerez les conséquences.

 

 

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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