La chanson des Enfoirés

Publié le 22 Février 2010

Comme chaque année à la même époque, Les Enfoirés sortent leur titre en préambule à leurs concerts qui rassemblent pléthore d’artistes. Noble cause évidemment que celle des Restos du Cœur, quoi qu’une honte pour notre pays que cette association existe encore et toujours. Mais aujourd’hui, je n’ai pas dans l’idée de partir la fleur au fusil et de vilipender l’inaction de nos politiques (encore que ce n’est pas l’envie qui m’en manque).

 

Je veux simplement vous raconter ce qui se passe dans l’habitacle de ma voiture lorsque la chanson passe à la radio parce que ça me met une pression de dingue (mais je crois que vous avez déjà noté que j’étais parfois un peu barge). Il se trouve que ma caisse n’est pas seulement le lieu où je chante à tue-tête, mais aussi celui qui me met dans un état d’intense concentration… en tout cas une fois par an, courant février. Vous avez du mal à me suivre ? Pas d’inquiétude, je vais raccrocher les wagons avec Les Enfoirés. Cette année, le titre collectif est "Si l’on s’aimait, si", reprise francisée d’une chanson du groupe Kiss. Au passage, c’est la deuxième année qu’ils nous font le coup après Status Quo. Je passe sur le fait que ce n’est pas forcément du meilleur goût.

 

Mais je digresse beaucoup aujourd’hui. Bref, en dehors de toute considération musicale, cette chanson annuelle présente au moins l’avantage de m’occuper en voiture (pendant 2-3 minutes, mais c’est toujours ça de pris) parce que j’essaie de reconnaître les voix des différents interprètes au fur et à mesure de leur passage.

Quoi, ça fait pitié ? Tentez votre chance pour voir ce que ça donne, surtout si comme moi, vos préférences musicales ne vous portent pas naturellement vers la variété française. Il y a les hyper caractéristiques aisément identifiables genre Julien Clerc, Christophe Maé, Garou (finalement, j’en connais pas mal), mais pour le reste… je plane total en général. Intellectuellement, ça ne m’apporte rien, artistiquement non plus mais ce n’est jamais ce que j’ai prétendu non plus. Et quand j’en aurai marre (ce qui ne saurait tarder), je n’aurais qu’à me visionner le clip pour avoir les réponses, sauf que d’ici là, les premières notes me fileront déjà la nausée.

 

Et comme je suis complètement givrée, cette année, c’est double challenge : je tente la même expérience avec la chanson collective pour le tremblement de terre en Haïti : une reprise de "We are the Word". Pff !! Quelle vie je mène moi !

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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