Equipement neige

Publié le 8 Décembre 2010

Il ne vous aura pas échappé (je m’adresse aux parisiens, désolée) que, depuis quelques jours, se déversent sur nous des flocons hypertrophiés. En clair, il neige. Outre le fait que ce phénomène météorologique occupe bon nombre des conversations (au boulot, avec vos potes voire des inconnus, en famille…), c’est tout une logistique qui est à revoir. Je pourrais ici lancer un appel à la DDE ou à la Mairie de Paris (quiconque serait chargé d’agir pour rendre moins glissants ces putains de trottoirs) ou alors vous livrer mes sentiments quant à ce climat, mais ce qui me préoccupe chaque matin (mais quelle vie je mène, c’est dément) c’est l’équipement des individus.

Hypocrite que je suis ! Il s’agit surtout de ma pomme puisque pour les enfants, c’est vite vu : bonnet, moufles, pompes adéquates et hop on the road again. Encore que prise d’une consciencionnite maternelle aigue, j’ai filé acheté les accessoires susmentionnés ce midi (non j’ai pas honte de m’y prendre si tard !).

 

Mais entrons dans le vif du sujet et passons en revue la panoplie de la parfaite femme des neiges. Procédons de en haut en bas puisqu’il faut bien choisir une méthode. Notez au passage qu’elle n’a rien à voir avec l’ordre dans lequel je m’habille le matin.

 

Pour la tête, plusieurs écoles s’affrontent. Il y a les partisans du néant. Ceux-là défient vaille que vaille le déluge : pour des raisons esthétiques, capillaires, financières ? Je l’ignore. Ils préfèrent ressembler à des chiens mouillés (enfin ça, ça vaut surtout pour moi et mes tifs baguettes chinoises). D’autres optent pour le parapluie : rien à dire à ce sujet si ce n’est que ça ne s’appelle pas un paraneige et qu’au final, ça donne un petit air ridicule. Il y a celles (et quelques ceux) qui optent pour la chapka ou sa proche cousine, la toque en fourrure. Je n’y peux rien, ceux là me font invariablement penser à Howard Cunningham (je me comprends) et de facto me font mourir de rire. Enfin, il y a les adeptes du bonnet… dont je suis. Qu’il soit profondément vissé sur la tête, avec ou sans pompon (voire grelots), fin ou en grosse laine irlandaise, basiquement noir ou bariolé : il est le must have de ce mois de décembre. Le mien me donne, paraît-il, un air de lutin, ce qui n’est pas pour me déplaire, j’avoue.

 

Autour du cou, rares sont ceux qui ne portent rien (sauf à vouloir cultiver comme moi, une voix rauque à la Jeanne Moreau). L’écharpe est évidemment un grand classique. Mais j’ai découvert récemment un objet dont j’ignore le nom, sorte de tube ou col en polaire. Nul besoin de vous préciser que, sauf à opter pour l’intégrale Quechua, cet accessoire est plutôt réservé aux mecs. Je n’ose aborder la douloureuse cagoule dont je concède l’aspect pratique mais que je n’impose même pas à mes enfants, idem pour le col roulé en acrylique. Pour ma part, j’enroule autour de mon délicat cou (rhô l’autre !), un fin boa ( ? pas trouvé mieux comme terme) en vraie fourrure : très politiquement incorrect, mais si sublime et chaud que j’en fais fi.

 

Considérons maintenant la pièce maîtresse : celle qui enveloppe tout votre corps. Manteau, blouson, doudoune, veste ? Article 22, chacun se démerde comme il peut. Je hais les doudounes qui donnent un air de Bibendum à la plus jolie des sylphides et qui sous la neige luisent pathétiquement (les doudounes hein pas les sylphides !). Après un passage éclair par le manteau blanc, probablement très élégant mais parfaitement inadapté aux mères d’enfants au bas âge sauf à laisser des sommes folles au pressing, j’ai élu cette année une magnifique pièce La Fée maraboutée (article non sponsorisé, même si j’aimerais bien) : je ne peux pas vous le décrire (oui je sais, je me fais pas chier), il faut le voir. J’ajoute qu’il tient chaud, ce qui, n’est pas flagrant de prime abord. (qualité de la laine, voyez-vous).

 

Je ne saurais terminer ce billet sans mentionner l’épineux problème des chaussures. Le bon sens voudrait que l’on opte pour les moon boots (d’ailleurs en parlant de bon sens, si vous savez pourquoi on les appelle ainsi, je suis preneuse), avec ou sans poils, à scratch ou à lacets, rose fushia ou bleu pétrole. De toute façon, passé un certain seuil de ridicule, on peut être free style. Vous aurez bien sûr deviné que mes pieds se crispent rien qu’à l’idée de se glisser là-dedans. Et là, pour le coup, je ne change rien : escarpins, bottes ou boots (mais pas from the moon hein !), les mêmes que d’hab’ et je tente héroïquement d’arpenter les rues parisiennes.

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Quotidien

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