Ecoute aléatoire

Publié le 15 Juin 2010

Parmi les nombreuses joies que me procurent les transports parisiens, il y a la redécouverte de me balancer de la musique dans les oreilles. Les mp3 et les bouquins sont donc un excellent moyen d’éviter une confrontation trop brutale avec mes congénères. Je n’ai pas l’intention de vous faire (une fois encore) la démonstration de ma misanthropie mais plutôt de vous toucher quelques mots sur ce petit rituel quotidien.

 

Mais au préalable, il a fallu que je me mette à la fonction Musique de mon BB (Black Berry pour ceux qui traînent encore un vieil Ericsson de plus de 5 ans). Et vu que je ne m’étais jamais vraiment plongée (ouais ok pas du tout) dans le manuel d’utilisation du téléphone, j’ai fait appel à mon petit hotliner privé qui m’a dépatouillé le truc en deux ou trois mouvements. Et hop, en route pour une sélection des musiques à transférer sur ma micro SD (Ah ahahah, vous n’avez pas la moindre idée de ce dont je parle, hein ? ). Compte tenu de mon incapacité chronique à faire des choix, je vous laisse imaginer le temps qu’il m’a fallu pour parvenir à une pauvre playlist d’une trentaine de chansons. Mais au moins le choix était de qualité (parce qu’en plus, je me suis bien rendu compte que les grosses grosses merdes pullulaient sur notre disque dur).

 

Déjà, la première étape était franchie. Restait plus qu’à acheter le casque. Faut dire que j’en étais restée (non, quand même pas au casque arceau orange) au casque oreillettes avec la mousse qui te gratte l’oreille. Et hop, un petit tour sur Darty.com afin de voir les tendances du moment. Evidemment, le casque haute-fidélité est éliminé d’office (s’agirait pas non plus de me décoiffer hein, avec le temps qu’il me faut pour dompter ma tignasse de lionne !). Je me résigne donc à un casque intra-auriculaire tout en sachant pertinemment que mon pavillon n’est pas adapté à ce genre de truc (et hop, une mini leçon d’anatomie au passage, ça fait pas de mal !). Je ne tergiverse pas pour une fois, je l’achète dès le lendemain et l’essaye dès mon retour au bureau. Mouais, ça loge à peu près dans mon oreille. Je sens bien qu’il faudrait que je passe à l’embout de la taille inférieure mais j’ai la flemme (rappelez-vous le goût de l’effort tout ça…).

 

Etonnamment, je fais preuve de patience et je préfère attendre le lendemain pour tester le début de journée seule au monde dans la foule avec du bon son dans les oreilles. Il s’avère que c’est la bonne décision. Le lendemain matin, je laisse deux mouflets râleurs à l’amoureux, je m’équipe et je me branche en mode lecture aléatoire. Pas de déception puisque j’ai choisi consciencieusement les morceaux ; mais le quart de seconde entre deux morceaux où le temps se suspend est incroyablement précieux. Si c’est du Stevie Wonder, un morceau des Beatles ou l’incontournable Zaz, mon allure se cale franchement sur le rythme, mes zygomatiques se détendent et j’ai la certitude que la journée va bien se passer ! Jusqu’à présent, cette théorie s’est toujours vérifiée : un bonheur pour mes collègues j’imagine !

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Quotidien

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