Des nouveaux amis FB

Publié le 29 Novembre 2010

A l’instar du "c’est compliqué" facebookien pour qualifier notre situation amoureuse sur le fameux réseau social ; force est de constater que les relations en général deviennent parfois délicates à gérer sur FB.

C’est toute notre définition de l’amitié qui prend désormais un nouveau sens depuis que la possibilité nous est offerte d’en ajouter (des amis je veux dire) à n’en plus finir. Ne dois-je accepter comme "amis" que ceux qui le sont dans la vie réelle, auquel cas, ne rêvons pas, on n’atteindrait probablement pas la centaine (enfin pas en ce qui me concerne) ? Evidemment non, on accepte volontiers certains membres de sa famille, quelques collègues (mais plus facilement ex-collègues).

 

Les choses se corsent lorsqu’il s’agit d’amis de notre monde d’avant. Comprenez, ceux fréquentés au lycée (bah oui, on n’est pas tous restés unis comme les doigts de la main avec ceux qu’on a connus à 16 ans), au collège et le haut du panier, ceux de l’école primaire. Parce que oui, une gamine dont vous vous rappelez vaguement les couettes ou le sale morveux qui regardait sous votre jupette à 8 ans peut vous envoyer une invit’. Aïe ! L’intérêt y est très limité quoique parfois ludique. Après tout, notre curiosité naturelle (enfin la mienne puisque c’est là un des traits de ma personnalité) nous poussent à savoir comment ils ont grandi : mouflet ou pas ? Marié ou divorcé ? Dégâts des ans sur leur visage poupin ? Au passage, je me demande parfois ce qui peut pousser certains d’entre eux à vous rechercher. Mais c’est là un autre (et vaste) débat.

 

Naturellement, tout dépend de ce que vous publiez sur Facebook et c’est à vous de placer les jalons. D’aucuns argueront du fait que l’on peut définir des paramètres de confidentialité. Pour ma part, je ne le fais pas. Mes "amis" (putain, je lance un concours qui consisterait à trouver un terme plus approprié) ont accès à tout. D’abord par flemme : parce que ça me prendrait un temps de dingue de filtrer, choisir, faire des listes... Et d’autre part, parce que je n’ai rien à cacher sur FB : je n’y publie que ce que je veux bien montrer, je n’y dénigre pas mon employeur (si vous ne suivez pas l’actu, tant pis pour vous, vous ne me comprenez pas), je n’affiche pas des statuts trop stupides (il m’arrive même parfois d’être assez spirituelle je pense !). Donc, ceux que j’accepte voient mon profil dans son intégralité, photos included.

Quant à ceux que je ne connais pas et qui m’invitent parce qu’ils trouvent la photo de mon profil sympa (un dessin en plus) : la question ne se pose même pas. J’ai en tête le conseil maternel : "ne parle pas aux inconnus". Dont acte.

 

Mais quid des amis de mes amis ? On atteint un niveau supérieur de complexité. Pour certains, il est hors de question d’inviter un ami de second degré spontanément. Il y aurait donc une sorte de code de l’éthique : c’est l’ami commun qui doit suggérer aux deux amis de le devenir. Attention à ne pas froisser les susceptibilités !

Admettons que vous ne soyez pas de ceux-là. Hypothèse : vous recevez spontanément une invit’ d’un ami commun. Et là, vous pouvez très rapidement  être en train de vous faire des nœuds au cerveau qui vous foutent la tête comme un compteur à gaz. Puis-je accepter immédiatement ? Dois-je évoquer ce sujet potentiellement brûlant avec l’ami commun ? Et je n’ose aborder le problème (car c’est vraiment d’un problème que je cause là) du sexe du demandeur. Putain, j’ai mal au crâne !!

 

Si vous me lisez régulièrement, vous savez que je suis une grande spécialiste des prises de décision. Vous devinez donc aisément quelle est mon attitude dans son cas-là : je laisse pourrir l’invit’ dans mes notif’ (ah une phrase comme je les aime avec plein d’abréviations). Non que je me donne le temps de réflexion (j’ai d’autres choses sur lesquelles mobiliser mes neurones voyez-vous !) mais j’attends que le truc se décante. Oui qu’il se décante tout seul ! Bref, je repousse.

Et ce qui me rend dingue c’est qu’un événement (événement dans le sens vieilli du terme c'est-à-dire "fait qui aboutit à une situation" ou une non-situation présentement) engendre un des plus longs billets qu’il m’ait été donné d’écrire depuis la naissance de ce blog. Je sais (et je le prouverais très prochainement) que la gestion des amis FB est tout aussi hardue.

 

Histoire de lever toutes les ambiguïtés : à ceux qui me liraient via FB, vous n’êtes pas nécessairement des amis au sens le plus noble du terme, mais vous n’êtes pas non plus des gens transparents et dont je me fous.

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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MellePeggy 30/11/2010 14:54


Salut Jenny,
C’est bien pour ça que moi, sur ma page...(et moi aussi je suis une brebis du troupeau facebouc), je ne mets jamais rien de perso….juste le minimum syndical…
J’utilise FB uniquement comme une porte d’accès aux murs des autres….
Ce qui me permets, enfin permet à ma curiosité d’avoir des nouvelles (par exemple) de mes amis de mon monde d’avant (comme tu les appelles)…et de filtrer ceux avec qui j’ai envie de renouer contact
parce qu’avec le temps tout le monde change et certains beaucoup trop à mon gout !!!…
C’est peu lâche …voir même franchement voyeur…mais tellement confortable de voir sans être vu….
Bonne journée
.•:*¨¨*:•.MellePeggy.•:*¨¨*:•.


cc 29/11/2010 23:10


Amis du soir bonsoir (je sais c'est moyen). Quelle prolixité ces temps-ci, l'hiver vous réussit. Je suis sur face book.. sans aucun ami.. Mais je conseille votre blog (pas conseillé mais vous etes
mentionnée).