Dédoublement de la personnalité

Publié le 2 Décembre 2010

S’il est bien un billet qui méritait de faire le point sur ce blog, c’est bien celui-là : le 131e. Il est donc question ici de dédoublement de la personnalité, car en bloggant, on flirte dangereusement avec ce que le Larousse médical (je vous arrête tout de suite, je ne suis pas hypocondriaque et je n’en ai pas un exemplaire à demeure) qualifie de : "Trouble de l'unité de la conscience de soi, caractérisé par l'apparition en alternance d'une personnalité première et d'une ou de plusieurs personnalités secondaires chez un même sujet". Evidemment, me concernant, on n’est pas, mais alors pas du tout dans le pathologique. Je concède aisément une certaine fragilité, quelques névroses par-ci par-là, une fâcheuse tendance larmoyante, une empathie douloureuse, une culpabilité à tout va… mais le dédoublement de la personnalité au sens psy du terme : NON !

 

Or avec ce blog se pose en filigrane la question de ce que je mets de la vraie moi dans ce que j’écris et ce qui tient de l’exagération, de la fabulation, de la pure fiction… Bien sûr, mon nom de famille n’est pas Grumpy. Jusque là, c’est facile. Pour les détails plus perso, je vous laisse voir : ceci dit, pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour séparer le grain de l’ivraie (expression dont le sens est approximatif par rapport à ce que je veux exprimer mais je compte sur votre indulgence).


Là où les choses se corsent, c’est lorsque j’exprime des émotions, des impressions. Ceux qui me lisent et connaissent celle (bah oui, c’est une nana derrière le clavier) qui écrit reconnaîtront des traits de caractère, un goût certain pour le sarcasme, la vulgarité parfois, la sensibilité souvent. Mais l’exercice est plus complexe qu’il n’y paraît et même si je me suis régulièrement entendu dire que j’étais une fille facile à décoder, transparente et en laquelle on pouvait lire comme un livre ouvert (sous-entendu aisément manipulable), ce blog offre une immense liberté. Liberté dont je n’abuse pas, bien au contraire. Je m’autocensure même drastiquement. Pour ne pas blesser, ne pas me rendre encore plus accessible que je ne le suis déjà.

 

Et c’est là qu’une forme de dédoublement de la personnalité se met en place : en écrivant, je ne lâche pas prise. Je pèse chaque mot (enfin presque) que j’emploie, je n’écris pas sur tout ce qui me passe la tête (et croyez-moi, j’ai un cerveau en perpétuelle ébullition alors il y aurait matière), ce qui me tient à cœur, ce qui me file la nausée, me bouleverse ou m’épanouit ces derniers temps.

Tout est dans le dosage et l’équilibre et s’il arrive que Jenny et moi ne fassions qu’une, c’est avec une extrême attention que je veille à défusionner. 

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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cc 03/12/2010 15:58


131ème article ! Je n'aime pas cette expression mais tant pis. Total respect ! Le dédoublement.... Deux Jenny au lieu d'une ! Deux blogs bientôt ?


anouck 02/12/2010 23:30


défusionner, décidément !