De l'importance du contenant

Publié le 4 Juin 2010

Je suis très loin d’être une fashion victim… enfin, victim c’est sûr que non ; fashion c’est à surveiller. En réalité, si mon banquier suivait attentivement mes relevés de compte depuis quelques mois (mais ça j’en doute furieusement), il en tirerait peut-être la conclusion que sa charmante cliente (je parle de moi là : rien de tel que l’auto-compliment pour bien commencer le week-end) est sur la voie de la "clothes addiction". Au passage, j’espère que vous aurez apprécié cette petite leçon d’anglais à l’œil !

 

Mais comme je l’ai déjà écrit quelque part, Jenny Grumpy n’étant pas un blog de modeuse, je me garderais bien de vous faire partager mes séances shopping. Encore que celles de ces derniers mois sont de l’ordre du spectaculaire je vous assure. Non non, considérant que je tends parfois vers l’incongruité la plus totale (j’ai cherché le substantif pour « déjantée » mais ça ne m’est pas venu et j’ai la flemme d’aller consulter Robert), j’ai envie de vous parler de sacs. Attention, ne vous méprenez pas ; il ne s’agit pas de sacs à mains (et pourtant il y a matière je sais), mais de sacs… à shopping pourrait-on dire. Vous l’avez compris, on est aujourd’hui dans la démarche intellectuelle de haute volée.

 

En début de semaine, alors que Gap m’avait scandaleusement sollicitée pour que je fasse quelques emplettes chez lui (du basic, forcément du basic chez Gap), j’ai eu cette lumineuse et ô combien profonde réflexion : en matière de shopping, le contenant est aussi importante que le contenu (ouais bon c’est un peu tiré par les cheveux mais il y a du vrai là-dedans, vous allez voir). J’en suis arrivée à cette conceptualisation parce que les sacs Gap (inchangés depuis des années) sont une grande source de contrariété : de fil en aiguille, j’ai dû reconnaître qu’il était jubilatoire de sortir d’une séance fringues avec de chouettes sacs. Démonstration.

 

Evidemment, le pire du pire est le sac en plastique qui crisse : celui-là, déjà pour les courses de bouffes, il n’est pas top (exception faite du sac Monop’ qui change de couleur à chaque saison au point que je me suis demandée s’il existait des collectionneurs. Mais passons, vous pensez que je suis soit barge, soit sous amphet’). Donc celui-là, soyons clairs (et snob… un peu), il fait cheap et pas du tout écolo (ce que je ne suis pas vraiment mais ça m’offre une caution morale). Il se décline en plusieurs qualités, mais qu’importe, il est pourri et même pervers d’une certaine manière car il t’oblige à acheter ailleurs pour le cacher dans un autre contenant. Dans cette catégorie, se classe donc le sac Gap qui, en plus n’a pas de poignées mais des liens merdiques qui se resserrent.

 

Ensuite, vient le sac en papier. Pas mal, mais quand il pleut, c’est la loose totale faut l’avouer !

 

Et puis, il y a THE sac, celui dans une matière dont j’ignore le nom (ce qui ne va pas vous aider) : savant mélange de tissu et papier cartonné, tendance mat, doux au toucher, en forme légèrement trapèze et dont les poignées sont faites de cordelettes. Le nom de l’enseigne est écrit avec une calligraphie soignée : rien d’ostentatoire… juste la classe (comme ce qu’il contient le plus souvent). Et naturellement, les précieux achats sont emballés dans du papier de soie…

Bref, t’es simplement fière de les porter à ton bras au point que certains vont devenir des annexes de ton sac à main, jusqu’à ce qu’ils finissent par se défraîchir à ta grande désolation.

Car s’il y a bien une autre chose qu’il faut retenir de ce cérébral billet, c’est que, à l’inverse du diamant (oui oui je glisse un message pas vraiment subliminal), le sac, lui, n’est pas éternel.

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Réflexion

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Tatou 06/06/2010 23:00


J'ai la même passion pour les sacs et surtout ceux avé la cordelette calligraphié et le papier de soie...


Jenny Grumpy 06/06/2010 23:02



Ahhhhhhhhhh !! Très bon choix !!