D-Day

Publié le 3 Mai 2010

Bon bah ça y est, c’est reparti. J’ai repris le boulot après six mois d’inactivité. Enfin techniquement, six mois de congé parental, précédés de deux ans et demi d’une autre forme d’inactivité tellement je me faisais chier j’étais peu occupée dans mon ancien taf.

Et putain (oui je sais, je suis vulgaire, mais ce n’est pas un secret) que ça fait du bien… une fois le petit stress - qui t’envoie une bonne dose d’adrénaline - totalement évaporé !

 

Notez que j’ai bien écrit "petit" stress tant il était négligeable par rapport à mes précédentes reprises de travail. Il faut savoir que je suis une grande spécialiste des démissions, démissions qui sont logiquement suivies de nouvel emploi naguère synonyme de crises d’angoisse. Alors que là, pff… minable cette bouffée de flippe qui m’est tombée dessus dimanche soir ! Pour preuve, ma principale préoccupation concernait les fringues que j’allais porter ce lundi matin.

 

Je ne vous ferais pas grâce de deux fameux adages qui (parfois) guident mes pas à savoir "on n’a jamais deux fois l’occasion de faire une bonne première impression" (si si je vous assure que c’est un proverbe qui existe… à peu près) et "l’habit fait le moine" (celui ou celle qui dit le contraire est un(e) hypocrite). Inutile de créer un suspens de dingue, ma boîte n’a rien de fashion, hype ou je ne sais quoi… donc a priori pas de concours de meufs lookées à mort qui vont te faire passer un casting dès que tu auras franchi les portes de l’ascenseur. Sauf que moi, depuis quelques temps, je me suis transformée en fille. Certes à 32 ans il était temps mais que voulez-vous, on fait ce qu’on peut.

En fille pour moi, ça veut dire : robe, jupette, botte, blush (faudra que je vous raconte un jour cette folle expérience), bijoux sublimes (merci qui ???)… bref votre quotidien, mais pour moi un nouvel univers (bon ok j’exagère…).

Me voilà donc hier soir devant ma penderie limite pathétique : "j’ai rien à me mettre" : ce qui est faux vu que j’ai enchaîné les séances de shopping… mais n’empêche, je ne suis pas de mauvaise foi. Et surtout, dans ma tête, j’avais déjà enclenché le mode "tenue estivale" sauf qu’apparemment, le matin c’est plutôt des températures de février qui nous attendent (j’en reviens à ma fameuse obsession météorologique). Bien que n’ayant pas d’origines normandes, j’ai opté pour la solution intermédiaire (à bien y réfléchir, je ne vois aucun rapport avec la Normandie, sauf peut-être le temps pourri !) : à savoir un pantalon lin/coton noir (qui, soyons franche, me va à ravir), une chemise pourpre (idéale avec un léger hâle : merci Venise) et des superbes boucles d’oreille vénitiennes (re-merci qui ???). Un très léger maquillage et le tout sous un trench Burberry. En toute modestie (une nouvelle fausse qualité chez moi) : c’était parfait.

 

Bilan de la journée : hyper satisfaisant. Contente d’avoir repris un autre genre de vie sociale, de reconnecter mes neurones, d’être speed pour gérer la deuxième vie (vous savez celle qui commence quand vous déboulez dans votre appart’ avec deux mouflets)… J’en viens à me demander si je n’étais pas euphorique puisque j’exultais lorsque je suis montée dans le RER. Sur ce dernier point, je ne suis pas certaine que l’effet perdure ! D’ailleurs, demain matin, je surferais sur Sytadin afin de voir le trafic voiture.

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Quotidien

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celine 04/05/2010 01:12


j'étais à deux doigts de m'inquiéter quand j'ai lu que tu exultais dans le RER mais OUF rien de grave - COOOOOOL de lire l'effet de cette 1ere journée