Courir

Publié le 6 Octobre 2010

Que les choses soient claires tout de suite, il n’est nullement question ici de sport, encore que ce soit un point de vue qui se discute. Il ne s’agit pas non plus de vous faire part d’une éventuelle résolution (tardive) de rentrée : la reprise d’une activité physique, et plus précisément le jogging. L’activité probablement la moins coûteuse qui soit… mais je m’égare. Et puis de toute façon, j’ai tellement joggé entre 22 et 26 ans que j’ai une bonne longueur d’avance (pas très en forme niveau métaphore ce soir !).

 

Je fais allusion ici (enfin pas vraiment allusif, plutôt carrément explicite d’ailleurs) à ma manière de vivre ces derniers temps, manière qui n’a rien d’exceptionnelle… évidemment. Vous savez à quel point j’aime être claire dans mes propos et je me sens d’humeur didactique alors je vous fais le topo recta fissa). Je cours dès le matin (langage imagée je précise) lorsqu’il s’agit de :

-      checker vite fait la météo pendant que l’eau de la bouilloire frémit pour mon thé tout en réfléchissant à la façon dont je vais me saper ;

-      laisser infuser le dit-thé juste le temps qu’il faut pendant que je file sous le douche (ce qui m’oblige à rester trois minutes chrono sous un jet brûlant alors que dix de plus serait juste une pur kiff, mais passons !) ;

-      m’habiller tout en pensant à une solution de rechange parce qu’avec deux mouflets, les probabilités de se retrouver avec du dentifrice sur la robe, du Prince (de Lu) sur le fut’ ou du lait chocolaté sur le pull sont immensurables (oui, oui, tout ça c’est du vécu et en une seule et même semaine).

 

Ensuite, pause, je fais baisser le rythme cardiaque et je réveille petit d’homme et poupette le plus sereinement possible (ok, ça ne marche pas toujours surtout si l’un d’eux est en mode grognon) et là, je les regarde vivre, émerger tranquillement les yeux pleins de sommeil et pour le plus grand, me raconter pourquoi Michael porte un blouson rouge (faut décidément que je vous parle de MJ et mon fils). Hors de question d’être speed : le plus souvent, ça fonctionne et on part peinard déposer l’une chez l’Ass’ mat’ et l’autre à l’école. Un petit coucou qui va bien par la fenêtre et hop c’est reparti pour la course frénétique.

Les jours perchés, je muscle mes mollets (qui n’en ont pourtant guère besoin à mon sens) et les jours Converse, j’imagine que ce sont les fessiers qui travaillent.

 

Et ensuite, je souffle, enfin pardon, je taffe (si, si, même qu’en ce moment j’en ai par-dessus la tête).

Je vous la fais courte, mais j’essaie d’imprimer le même rythme le soir : speed quand je suis toute seule et mezzo dès qu’on est tous les trois.

 

Donc là, rien d’inédit, toutes les mamans connaissent le truc et même si en mode solo, c’est plus hard, on va pas non plus nous filer une médaille.

 

Non en ce moment, je cours après les week-ends et les soirées dispo pour voir les potes, les cop’s, la famille et les expos (et les films et les pièces de théâtre, les bouquins, ce blog… au secours !).

J’ai pris une claque quand je me suis vue bloquée une date pour fin novembre et ce n’est ni pour un mariage ou un baptême, juste une soirée qui s’annonce d’ailleurs bien sympa soit dit en passant. Parce qu’avant, bah, il n’y pas plus de place dans mon agenda de ministre. Preuve d’une gestion du temps qui devient juste démente, je note des trucs dans mon téléphone, alors que jusqu’à présent, je ne jurais que par l’agenda papier (c’est mon côté littéraire).

 

Je sens la question qui agite vos petits ciboulots : comment je vis tout ça ? (bah oui, vous vous intéressez un petit peu à moi, sinon vous ne seriez pas là à me lire). Il y a cinq ans, j’aurais probablement pété un boulard (j’adore cette expression et je suis enchantée d’avoir pu la placer). Aujourd’hui, je gère ; limite (mais limite hein), j’adore. Je ne porte même pas de montre, je vole à vue, je fonctionne à l’instinct, je ne griffonne pas de listes to do (pas non plus de listes de courses) et tout le monde semble plutôt épanoui.

 

Et là, vous vous demandez, mourant d’impatience d’aller directement à la dernière ligne de ce billet : "mais putain (bon, peut-être sans la grossièreté), comment fait-elle ? Quel est son secret ?".

Réponse de l’intéressée (moi donc) : "J’en sais rien". Sur ce, je vous laisse, j’ai un bouquin à lire, un article à poster, des mails à lire, un verre à laver et une clope à fumer.

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Quotidien

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cc 13/10/2010 19:13


Bonsoir. Péter un boulard ????? En référence à boulon ? Bonne continuation. CC


Jenny Grumpy 13/10/2010 21:00



ouais exact !!


J'adore cette expression : elle me fait rire