Concert : Christophe Maé au Zénith

Publié le 19 Juin 2010

 

CIMG0543.JPGJ’ai une légère inclinaison populaire que j’assume parfaitement, surtout en ce qui concerne mes goûts musicaux… Rectification, seuls certains de mes goûts musicaux penchent du côté popu parce qu’en matière de bouquins, je serais, paraît-il, limite snob, du genre à tirer à boulets rouges sur les Musso, Levy et autres Nothomb.

 

Vendredi soir, direction le Zénith pour assister au concert d’un des plus gros vendeurs d’albums du moment (français en tout cas), j’ai nommé Christophe Maé. Non ce n’est pas une blague (ceux qui me connaissent vraiment ne seront pas étonnés outre mesure non plus) et j’ai passé trois heures avec un sourire permanent comme ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Et croyez bien qu’à la fin, j’avais mal aux zygomatiques. D’ailleurs, même pas besoin d’attendre 21h pour avoir la pêche ; la première partie donne le ton. Inna Modja, jeune chanteuse née à Bamako donne le ton de ce qui va suivre et chauffe une salle qui se remplit tranquillement. Pendant une demi-heure, une musique soul et l’incontournable Mister H font monter la température.

 

Quelques minutes d’interruption, les lumières s’éteignent, les premières notes de Sur la route se font entendre, et le lutin cabriolant Maé fait son entrée sur scène. Pendant deux heures, il va donner tout ce qu’il a à un public acquis à sa cause, mais heureusement pas hystérique (j’ai juste entendu un et un seul « Christoooooooophe » de minette en folie, rien d’épuisant donc). A l’instar du chanteur, les musiciens et les choristes qui l’accompagnent s’éclatent et communiquent leur bonheur d’être là avec un mec dont les yeux brillent comme un gamin.

Mention spéciale d’ailleurs aux deux chanteuses africaines dont les performances vocales font courir un frisson le long de la nuque. Parce que, à sa manière et quoi qu’en pensent ses détracteurs, Christophe Maé établit un pont entre deux cultures. Les musiciens ne sont pas en reste évidemment et les arrangements sont surprenants : un titre sur des notes de Michael Jackson et un autre sur Arrested Developpment. Et toujours un artiste qui danse comme un dingue, avec un rythme de folie complètement hallucinant. Il bondit de long en large comme un petit diablotin. Les chansons plus intimistes en version acoustique me vont droit au cœur et me renvoie à certains moments de ces derniers mois. J’imagine mon petit d’homme à nos côtés qui aurait halluciné de voir Christophe Maé à quelques mètres et qui aurait repris en cœur nombre de ses chansons, avec un enthousiasme débordant.

 

Changement de décor si on peut dire. On a l’impression d’assister à un simple bœuf entre potes : c’est chouette, c’est de la bonne humeur à l’état pur, de l’énergie après une semaine épuisante, un sourire qui éclaire les visages… au point que reprendre une ligne de métro merdique n’a aucun effet sur notre état d’esprit. Le meilleur antidépresseur qui soit en fait : mieux que de l’Upsa, de la gelée royale, du ginseng ou du Red Bull, un tel concert, c’est juste mortel !!

 

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Sortie

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Commenter cet article

Tatou 21/06/2010 09:54


Ah ouais, vous étiez super bien placés !


Jenny Grumpy 21/06/2010 13:11



Tout à fait !!!!