Cinéma : Pas si simple de Nancy Meyers

Publié le 10 Janvier 2010

Pas si simpleQuand donc (re)verrai-je un bon film au cinéma ? Après Avatar il y a quelques jours, virage à gauche toute pour une ce qui s’annonçait comme une chouette comédie romantique : Pas si simple de Nancy Meyers.

Alors certes, je n’ai pas choisi le film, mais bon, on ne m’y a pas traîné pieds et poings liés non plus (heureusement d’ailleurs parce que j’aurais été bien emmerdée pour marcher). Remarquez, j’aurais dû me méfier rien qu’à regarder l’affiche : le torse poilu du grassouillet Alec Baldwin surplombé d’un sourire niais n’a pourtant pas suffi à me décourager. L’explication est sûrement à chercher du côté de ces températures polaires qui gèlent mes neurones (oui la météo vire à l’obsession chez moi et alors ?).

 

Mais revenons à nos papillons. Jane Adler, la cinquantaine plutôt bien conservée et assumée, est divorcée depuis dix ans de Jake, un riche avocat, avec qui elle entretient des rapports cordiaux. Ce dernier s’est classiquement remarié avec une petite jeunette qui veut lui faire un quatrième mouflet alors que ses trois premiers sont déjà diplômés. A la suite d’une soirée bien arrosée, les deux ex redeviennent des amants torrides et tout se complique (d’où le titre vous voyez : on a déjà un pas dans la subtilité). D’autant que Jane est courtisée par son architecte, après dix ans de désert sentimental.

Rien de nouveau sous le soleil vous me direz, mais après tout ce n’est pas ce qu’on demande à ce genre de film. Non, en y allant, vous avez juste envie de faire travailler vos zygomatiques et d’essuyer discrètement une petite larme vers les deux tiers du film. Sauf que Pas si simple ne fonctionne pas : le film se traîne, les scènes sont laborieuses et les clichés s’accumulent de minute en minute (le psy grand manitou, l’obsession du vieillissement, les signes ostentatoires de réussite, la course à la fertilité, l’indépendance des enfants… et j’en oublie). Et puis surtout on ne croit pas une seconde au trio amoureux Alec Baldwin, Meryl Streep et Steve Martin. Rien ne se passe à l’écran : Baldwin est pathétique, Streep frôle l’hystérie et Martin affiche sa mine de basset battu. Au secours !!

 

Plus j’y repense et plus j’ai trouvé ce film grossier, maladroit, stéréotypé et limite rétrograde. Il m’est tout de même arrivé de rire, ce n’est pas non plus le navet de l’année mais attendez la sortie en dvd et gardez plutôt vos 10,50 € pour le prochain Eatswood ou Scorcese.

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Ciné

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SO 11/01/2010 18:24


Décidément, j'aime bien ces critiques éclairées, je te mets en lien chez moi si tu n'y vois pas d'inconvénient !


Jenny Grumpy 11/01/2010 19:06


Merci. Avec grand plaisir : je fais la même chose !