Ciné : Green Zone de Paul Greengrass

Publié le 20 Avril 2010

 

Green-Zone.jpgA se demander si je ne serais pas un peu binaire ces derniers temps, du moins dans mes rapports au cinéma. Le dernier film que j’ai vu, L’Arnacoeur (ici) était une jolie comédie romantique ; et hier, c’est un peu comme si tout mon organisme me réclamait une bonne grosse dose de testostérone. Est-ce un des dommages collatéraux de l’arrivée du printemps ? La question mérite d’être posée.

 

Coup de chance pour mes petites cellules, Green Zone de Paul Greengrass est sorti le 14 avril. Si, comme à moi, le nom de réalisateur ne vous dit rien (mais alors vraiment que dalle et non, ce n’est pas un film allemand !), sachez qu’il a tourné La mort dans la peau et La vengeance dans la peau avec Matt Damon. Et sur ce coup-là, on prend le même et on recommence : argument imparable.

 


Bagdad, 2003, le commandant Roy Miller (Matt Damon donc) et ses troupes (j’imagine que c’est le terme employé dans l’armée) sont chargés de trouver et démanteler les sites d’armes chimiques et de destruction massive en Irak. Aïe : après plusieurs missions infructueuses, l’intelligent Roy se rend bien compte qu’il y a un truc qui couille (le langage viril est de mise). Comment ? Serait-il possible que tout ceci ne soit qu’un mensonge d’Etat orchestré par la brillantissime administration Bush ? Il décide donc de voir un petit plus loin que le bout de son fusil (encore que son arme soit probablement autre chose qu’un fusil techniquement parlant).

 

Soyons clairs, Green Zone est avant tout un film d’action, avec un soupçon d’engagement et de dénonciation, mais redoutablement efficace. Caméra hyper nerveuse (un peu trop parfois : le tournis je veux bien, l’envie de gerber dans une salle de ciné pleine à craquer, je m’en passe volontiers), du suspens, un Matt Damon crédible (imaginons par exemple que le rôle aurait été tenu par le bovin Ben Affleck, le résultat n’aurait pas été le même), un Bagdad apocalyptique violent et brutal. Pour autant, ce n’est pas strictement un film de guerre pour mâles assoiffés de violence et aux hormones déchaînées (ou alors il faut que je m’interroge sur mon identité) et il vous cloue littéralement à votre fauteuil pendant deux heures.

 

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Ciné

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