C'est la rentrée

Publié le 5 Septembre 2012

En septembre, impossible d’y échapper, c’est la rentrée ! Que vous ayez des enfants ou pas, septembre sonne un glas. Depuis qu’on est minot, c’est ainsi : le 9e mois de l’année sent bon (ou pas d’ailleurs) le changement, le renouveau. Mais la rentrée c’est quoi ?

 

Scolaire

Pour beaucoup, c’est la rentrée scolaire. Profs ou parents : on reprend le chemin de l’école ! Finies les grasses mat’ jusqu’à 10h00, les couchers tardifs. Assurance, fournitures, activités extra-scolaires, baby-sitter… Pas le temps de dire ouf que les corvées devoirs parentaux s’amoncellent. Il y a toujours quelqu’un pour vous demander comment ça s’est passé. La question est à double sens parce qu’à chaque rentrée, le parent prend sa claque : c’est à cet instant-là que oui, notre valeur attend le nombre des années. Les émotions affluent, on s’efforce de ne pas être trop nostalgique et on repart au boulot d’un pas vaillant.

Avec un peu de chance, la rentrée s’est faite sous le soleil, mais en septembre, ce n’est jamais sûr. C’est semble-t-il pour des raisons agricoles qu’il a été décidé – il y a fort fort longtemps – que la rentrée aurait lieu en septembre. Au Japon, les écoliers reprennent en avril, au Pérou en mars et en Nouvelle-Calédonie en février (c’était la minute éducative : bah oui, c’est la rentrée !)

 

Littéraire

646 livres pour le cru 2012. La rentrée littéraire trouve apparemment son origine dans les salons de la fin du XIXe. On est content de le savoir mais ça ne se résout en rien les problèmes de la grande lectrice que je suis. Certes, je sais quels romans je n’achèterai pas, mais après comment choisir ? Chaque année, ma perplexité s’amplifie face à la masse de livres que je n’ai pas encore lus : les nouveaux, les grands classiques, ceux qui paraissent au compte-goutte tous les mois. Et comme je n’emprunte pas, cela ne va pas sans poser des problèmes de place, voire financiers… Je feuillette frénétiquement les dossiers littéraires, je surfe, j’écoute, j’ouvre les yeux… et finalement j’achète des poches en majorité, certains des rentrées littéraires précédentes.

 

Vestimentaire

Septembre, c’est le mois de l’automne et donc de changement de garde-robe ! Pas de bol, ce ne sont pas les soldes. On se plante devant sa penderie, commode ou dressing pour les plus gâtées, et on fait le point. Pour ma part, je jette systématiquement les fringues que je n’ai pas portées l’été. Si je ne les ai pas mises cette année, la probabilité que je les mette l’an prochain est mince. Mais, attention, il faut rester indulgent et se garder une marge de manœuvre. On jette les pompes qui ont plus de deux ans. Rebelote avec les fringues d’automne-hiver, on réfléchit : le hic, c’est qu’on n’a tellement pas envie de les voir qu’on serait tenté de faire un tri vertical radical. Là encore, indulgence ! Et progressivement, on re-remplit : on prend plaisir à quelques séquences de shopping le samedi : on guette les 3 J, les 8 jours, les 5, les 30 % à droite à gauche. Ou on achète plein pot : de toute façon, on n’a pas le choix : l’armoire est vide alors !

 

Alimentaire

Finis les barbec’ chez les potes, les terrasses, les apéros sur le balcon. Les bouteilles de rosé (bah oui, je sais, je me suis convertie) disparaissent lentement des rayons, les tomates n’ont plus de goût. Pour moi, c’est le retour au bol de céréales les soirées solo parce je n’ai ni le temps, ni l’envie de me faire autre chose. Quelques Magnum double chocolate se battent en duel dans le congélateur… Pas de doute, ça sent la fin. Mais, ce n’est pas grave : d’autres réjouissances pointent à l’horizon et on pense déjà à ceux qui déclareront officiellement ouvertes la saison des raclettes.

 

J’arrête là les rimes en "aire" et vous épargne ainsi la rentrée scapulaire, vésiculaire, parlementaire, aviaire et que sais-je ! Parce qu’en définitive, la rentrée, ça a du bon : c’est salutaire ! (je n’ai pas m’empêcher de la faire celle-là !)

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Quotidien

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