Grippe : scénario catastrophe

Publié le 28 Juillet 2009

Il faudrait que je jette un œil plus qu’attentif sur les textes qui régissent mon contrat de travail. Peut-être existe-t-il une clause stipulant que je dois exercer une sorte de droit de réserve par rapport à certains sujets d’actualité. Je ne donnerai donc pas mon avis sur la gestion de cette fameuse grippe. Appelez-la comme vous voulez : porcine, mexicaine, A, H1N1… Tout dépend du moment où vous avez cessé de suivre l’actualité. Bref, vous l’aurez compris, je travaille plus ou moins (plutôt moins que plus d’ailleurs) dans le secteur de la santé. Mais comme dit le proverbe, ce sont souvent les cordonniers les plus mal chaussés (note pour moi : je ne vous ai pas encore fait la démonstration de mon talent de citations à propos) et je ne suis pas nécessairement la plus informée en matière de gestion de crise… si crise il y a.

 

C’est donc ce matin, en lisant Le Monde en ligne (ça vous épate hein ?) que j’apprends que Roselyne Bachelot (la Ministre de la santé pour les non initiés) a déclaré que le niveau 6 d’alerte pourrait être décrété à la rentrée. Tiens donc le niveau 6 ? Enoncé comme ça, ça n’a l’air de rien ? Mais vous êtes-vous déjà demandés ce qui se cachait derrière ce chiffre ? (Accolez-y deux autres chiffres 6 et vous comprendrez votre douleur…).

Tel un Columbo en jupette, me voilà donc partie sur la piste du niveau 6. Une piste pas très difficile à remonter il est vrai vu que Le Monde propose un lien direct vers le site de l’OMS (une fois encore pour les néophytes, je précise : Organisation Mondiale de la Santé). Pour ceux qui auraient la flemme de se rendre sur le site du quotidienne susnommé, voici le lien en question : who.int
 

Mais ce n’est pas ce qui m’intéresse : en vérité, je me fous de savoir ce que signifie le niveau 6. En revanche, ce qui m’importe, c’est ce qu’il adviendrait de notre quotidien à ce moment là. Et pour cela, direction le site dédié, http://www.pandemie-grippale.gouv.fr et plus précisément le plan de prévention et de lutte « Pandémie grippale » : une lecture ô combien captivante, digne d’un scénario que même les hollywoodiens les plus prolifiques n’auraient pu imaginer.

Premier élément rassurant (je me marre toute seule…) : c’est le dernier niveau. Après il n’y en a plus !! Je passe sur l’aspect strictement organisationnel (cellule de crise et tout le toutim) pour aller à l’essentiel : ce qui va changer pour vous.

 

Morceaux choisis (il s’agit là, je me répète, de préconisations, hein, vous vous rappelez ?) : fermeture des crèches, écoles, interruption ou réduction des transports en commun, restriction des activités professionnelles non essentielles (on débattra longuement sur le sens que l’on peut donner à ce terme). Pour les activités essentielles justement et pour leur maintien, recours aux « jeunes retraités » (dans quelques années, cette expression n’existera plus vu que nous travaillerons jusqu’à 70 ans !) ou aux guéris.

Mais surtout le maître-mot de ce plan est… (roulement de tambour) : solidarité. Solidarité de voisinage, bénévolat, solidarité familiale…

 

Ca vous paraît dément et surréaliste : vous en saurez plus sur ce potentiel joyeux… (comment dire sans être grossière ?) bordel (désolée, je n’ai pas trouvé) en vous reportant à ce fameux plan.

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Quotidien

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