Les maths et moi

Publié le 24 Juin 2009

« Sois bonne en maths et ta vie en sera simplifiée ». Voilà ce qu’aurait pu me dire un jour dans ma dixième année (par exemple) mon père. Aurait pu… ou aurait dû. Bien sûr, je ne l’aurais pas écouté et aujourd’hui je le regretterais. Mais heureusement ou malheureusement (peut-être que je lui aurais obéi finalement, sait-on jamais…), il ne m’a jamais tenu de tels propos. En conséquence, je me sens aujourd’hui totalement désemparée dès lors que l’on me parle de chiffres. Certes, je dois avouer que j’ai une légère tendance à me braquer quand des chiffres s’agitent sous mon nez. Ce qui est très étonnant car je ne suis pas du tout ce genre de personne… braque je veux dire.

Pour être concret, prenons le cas de figure où ma chef veut me faire bosser sur le budget de je ne sais quoi. J’ai alors la fâcheuse manie de me refermer comme une huître au mieux, de me renfrogner si le jour est maussade ou alors carrément d’opposer un non catégorique très très ferme. Et là tout y passe, mauvaise foi, faux prétexte, mutisme, crise de colère… Un bel arc en ciel du côté obscur de ma personnalité !!

 

Si aujourd’hui mes lacunes en maths me pèsent particulièrement c’est que je suis en train de mettre fin au contrat qui me lie à mon assistante maternelle. Pour être plus exact, ce n’est pas uniquement un esprit mathématique qui me manque, c’est un esprit tout court. Non j’exagère là : c’est une forme d’intelligence logique qui me fait défaut. Attention, ça ne veut pas dire que je suis stupide ; non non non !!! Simplement, il y a des faits ou des événements qui échappent totalement à mon entendement. Reprenons le cas qui me préoccupe. La convention collective des assistantes maternelles est (et je pèse mes mots) une véritable usine à gaz. Tout roule à peu près… jusqu’au licenciement et le calcul du solde de tout compte. Parce que là c’est l’enfer, croyez-moi. Je n’ai nullement l’intention de vous détailler ici la façon dont s’élabore un contrat, ne vous inquiétez pas. Il s’agit purement de vous faire partager mon désarroi. J’ai bien entendu tenté de m’adresser à des professionnels : Urssaf, service petite enfance de ma ville, fédération de parents employeurs. Et à chaque interlocuteur, j’ai obtenu une réponse différente à ma question. Nous en débattons longuement le soir au dîner : inutile de vous dépeindre alors l’ambiance à table, étant donné que… je me braque (ah oui j’ai oublié de te dire que j’ai alors une certaine inclination à faire ma martyr et à me dévaloriser à fond… Exaspérant hein ??). Tant et si bien qu’à la fin, je ne sais même plus ce que je cherche à calculer, j’ai oublié les différentes réponses qui m’ont été faites (j’essaye pourtant de noter en même temps que l’on le parle mais avec le téléphone dans une main c’est loin d’être évident, je vous assure). Bref… je pète un câble. Bilan de cette journée donc : plus de deux heures cumulées au téléphone, trois heures au moins de surf sur Internet sur tous les sites et forums existants, une quinzaine de feuilles de blocs à quatre gribouillées, une trentaine de post-it qui traînent sur la table du salon… pour un solde de tout compte toujours déterminé. A l’aide !!!

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Enervement

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marieva 29/06/2009 14:20

Je suis sûre que vous allez trouver quelqu'un qui va vraiment pouvoir vous aider.

Ne perdez surtout pas confiance.

Vous vous exprimez ici, et, c'est déjà une très bonne chose.

Allez voir les personnes au lieu de perdre votre temps au téléphone. Prenez rendez-vous avec l'inspection du travail.

Bon courage.

M 26/06/2009 18:55

Brule tout c'est ce que je compte (