La bibliothèque idéale de Jenny Grumpy

Publié le 20 Juin 2009

La probabilité que je sois un jour interviewée par le magazine Elle est… nulle ou presque. Si si n’ayons pas peur d’affronter la vérité en face. Il est peu vraisemblable que je devienne une romancière renommée, une chanteuse non plus, une plasticienne encore moins (j’ai déjà évoqué mes talents manuels !!)… Jamais donc, une journaliste de ce féminin ne me demandera quelle est ma bibliothèque idéale. Il s’agit d’une mini rubrique dans les pages ‘Les livres de Elle’ qui donne la parole à un écrivain, un musicien, un acteur, un éditeur… sur les moments forts de sa vie de lecteur.

J’ai donc décidé de m’auto-interroger en reprenant peu ou prou les questions du numéro de cette semaine. Je vais même me payer le luxe de m’écrire un chapô : ça va peut-être paraître pompeux vu que je vais parler de moi à la troisième personne, mais qu’importe.

 

Nouvelle arrivante dans la blogosphère, Jenny Grumpy est une ogresse dès lors qu’il s’agit de livres. A raison de 3 ou 4 par semaine, on imagine bien la place qu’occupe la littérature dans sa vie et dans son appartement. A l’occasion des deux mois de son blog, Jenny nous confie le livre…

 

… qu’il l’a marquée enfant

« Je ne me rappelle plus du titre exact (non ce n'est pas un ‘Martine fait je ne sais quoi’) mais il s’agissait de l’histoire d’Hélène Keller. Cette jeune américaine sourde, aveugle et muette et qui à force de persévérance et de ténacité parvient à sortir de son isolement. »

 

… qui lui a donné le goût de la littérature

« Le nom de la Rose d’Umberto Eco. Une vraie révélation car ce roman tient à la fois du polar, de l’essai philosophique, de la réflexion morale sur la liberté et le savoir. Depuis, j’ai une nette préférence pour l’écriture dense et foisonnante, bourrée de référence et empreinte d’érudition. »

 

… qu’elle emporterait sur une île déserte

« Alors si je devais partir tout de suite maintenant et que je n’ai pas le temps de passer au Poisson Livre (mon fournisseur officiel et unique de bouquins !!), je prendrais Le chant du bourreau de Norman Mailer. Ca fait plus d’un mois qu’il traîne sur ma table de salon et je n’ai pas encore eu le courage d’attaquer ses 1300 pages ; mais sur une île déserte, ce serait une autre histoire. »

 

… qu’elle aurait aimé écrire

« Dalva de Jim Harrison. C’est avec lui que j’ai découvert une certaine littérature américaine et même si son dernier opus m’a incroyablement déçue, je reste néanmoins une inconditionnelle. »

 

… qu’elle n’a jamais pu terminer

« Un des réponses récurrentes de cette question est Ulysse de James Joyce. C’est probablement une des raisons pour lesquelles je ne l’ai même jamais acheté. Plus modestement, je n’ai jamais fini Vingt ans après d’Alexandre Dumas. Franchement, les mousquetaires vieillissants, c’est déprimant. »

 

… qui l’ai aidée à vivre

« Petite de Geneviève Brisac parce que à un certain moment de mon existence, j’ai eu l’impression que ce livre me parlait, qu’il me comprenait, qu’il mettait les mots justes ce que j’étais précisément en train de vivre. »

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Lecture

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Marion 21/06/2009 11:42

Excellent cet article en auto interview, j'adore ! Et la photo est trop chouette. Tu n'as certe pas de tallent pour le dessin mais pour l'écriture si !

Jenny Grumpy 21/06/2009 17:59


Merci beaucoup. Et une spéciale dédicace pour mon photographe