Stéphane Million Editeur

Publié le 19 Mai 2009

Il est certains de mes amis à qui je voue une véritable admiration pour ce qu’ils ont accompli. J’ai donc décidé de vous tirer le portrait de l’un d’eux. Stéphane Million est probablement l’une des personnes que je connais depuis le plus longtemps. J’ai du mal à calculer mais je dirais depuis la maternelle environ. D’ailleurs si vous lui demandiez un souvenir marquant en commun, je crois qu’il évoquerait cet après-midi d’été où j’aurais (j’emploie sciemment le conditionnel !) essayé de le noyer dans la piscine de mes voisins (je précise que j’avais autour des 6 ans et lui deux ans de plus…).

 

Il ne s’agit pas ici de s’étendre sur mes pulsions meurtrières mais plutôt de vous parler de qui m’épate chez lui. Stéphane a fondé sa propre maison d’édition (Stéphane Million éditeur) en 2008 : je vais sembler naïve peut-être, mais je trouve ça incroyable pour la simple raison qu’on a grandi dans un patelin de 900 âmes au fin fond de la Seine-Marne. Et les (mes ?) idées reçues sur le milieu littéraire sont telles que je me disais que seuls les pistonnés pouvaient réussir. Faux et archi-faux : ce sont les entêtés et les passionnés qui parviennent à leurs fins.

Stéphane a d’abord créé sa revue littéraire en 2002 (il me corrigera si je suis approximative dans les dates) : Bordel dont la première mise en ligne remonte à mars 2003. Caractéristique : publier la nouvelle garde des auteurs français (Nicolas Rey, Yann Moix, Valérie Tong Cuong, Bernie Bonvoisin…). Difficile de me prononcer sur la qualité des textes : ce n’est pas un genre que j’affectionne particulièrement. Nous en avions parlé une fois lui et moi et il sait vers quoi tendent mes goûts en matière de livres. Puis c’est un passage chez l’éditeur Scali… qui se finit plutôt mal si j’en crois les papiers qui fleurissent à droite à gauche sur le Net. Une mauvaise expérience salvatrice apparemment puisqu’elle lui donne l’impulsion pour se lancer avec comme ligne directrice de ne fonctionner qu’au coup de cœur. En voilà assez pour la partie bio : pour en savoir plus et surtout être plus précise, je lui poserai les questions directement et si interview il y a, alors j’en publierai les réponses. En tout cas, je vous invite à vous faire votre propre idée.

 

Lui et moi on s’est perdu de vue : de mon fait d’ailleurs car lui est resté jusqu’à très récemment dans notre campagne. J’avais de ces nouvelles par ma mère surtout, ou il nous arrivait d’échanger un mail sporadiquement. Ce n’est donc pas un billet promotionnel que je rédige là puisqu’on ne se voit pas et que nos vies ont pris des chemins différents. Néanmoins, il occupe sans le savoir une place importante dans mon existence car il est la preuve que l’on peut réussir lorsque l’on s’en donne les moyens : un bel exemple de persévérance pour moi à qui on a dit un jour que je n’avais pas le goût de l’effort (à méditer).

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Culture

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