Merci Dawson, je rajeunis

Publié le 15 Mai 2009

Je ne remercierais jamais assez la TNT : elle me fait prendre un bain de jouvence quotidien, et ce grâce à ces nombreuses rediffusions de séries TV. Comme je suis en congé mat’, j’ai (parfois) le temps de regarder des vieux trucs. Et en ce moment, je fais un bond de 10 ans en arrière, quatre jours par semaine entre 16h et 18h grâce à… TMC.

Eh oui, si vous regardez votre programme télé, vous constaterez que c’est l’heure à laquelle sont rediffusés des épisodes de la série Dawson (Dawson’s Creek en anglais dans le texte).

Quand je suis tombée par hasard sur un la série, je me suis dit que ça me rappelait mes 15 ans. Pff !!! Mensonges éhonté à moi-même puisque la première diffusion a eu lieu en 1999. On ne peut pas dire que j’étais dans la cible puisque j’avais 21 ans.

Et pourtant… Je me rappelle que tous les dimanches, j’étais scotchée devant TF1, muette comme une carpe dès que débutait le générique (bah oui, pendant le pré-générique, je me mettais en condition, ainsi que ma famille : « silence, ne pas déranger… »)

 

Pour ceux et celles qui ont zappé les années 2000, voici le « pitch » comme on dit. La série raconte le quotidien d’une bande d’adolescents (Dawson and Co) dans la petite ville côtière de Capeside, confrontés à l’amour, l’homosexualité, le divorce, la mort, la drogue, la folie, la peur de grandir, les relations parents-enfants… On pourrait donc croire que le public visé était la même tranche d’âge. Pas si simple car ce qui caractérise la série, c’est une approche psy de toutes ces problématiques : un parti pris surtout perceptible dans les dialogues de protagonistes. Leur façon de s’exprimer est à des années lumières du langage utilisé par cette génération dans la « vraie vie » : ils intellectualisent tous leurs faits et gestes, dissèquent leurs émotions et tentent de mettre des mots sur la complexité de leurs sentiments. Et là, même à 20 ans, les questionnements sont les mêmes.

 

Alors ce n’est pas du tout pour toutes ces raisons que je regarde la série. Simplement, je trouve ça léger et ça me fait du bien alors qu’en ce moment, je me débats avec d’autres questionnements sur mon avenir professionnel notamment et forcément personnel. Je me dis que de la même manière qu’à l’époque tous ces problèmes me paraissaient insolubles, ceux que je traverse aujourd’hui trouveront leurs réponses dans quelques années. Et c’est peut-être même avec une certaine forme de nostalgie que je regarderais mes trente ans (je suis crédible quand je dis ça ?)

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Culture

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