Cannes 2009 : rendez-vous manqué

Publié le 14 Mai 2009

Lorsque j’étais étudiante en fac de ciné (eh oui, je vous distille là un nouvel indice sur ma petite personne) : le Festival de Cannes était l’un des moments marquants de l’année. Tous les étudiants débattaient sur les « palmables », le génie des réa, la mise en scène audacieuse… Or, j’avoue que moi, ce que j’adorais et que je ne voulais absolument pas manquer, c’était la cérémonie d’ouverture : la montée des marches, les actrices glamour, les flashs crépitants, les sourires ultrabright, les robes incroyables, les beaux gosses d’Hollywood… mon côté midinette probablement !


Or, cette année (est-ce à mettre sur le compte de – attention, j’ouvre les grands guillemets – LA CRISE ?), cette cérémonie d’ouverture m’a ennuyée. Il faut dire, qu’avant même ce 13 mai, je n’étais pas dans de bonnes dispositions. Partout, on lisait que la sélection était consensuelle, classique. En effet, rien de nouveau sous le soleil cannois, je le concède : Van Triers, Resnais, Loach, Haneke, Almodovar… Je vous l’accorde, il y a un Tarentino, mais à part ça… Je concède également qu’Isabelle Huppert, en tant que présidente du Jury, n’allume pas franchement des étoiles dans mes mirettes : je ne compare même pas avec le président de l’édition 2008 (Sean Penn faut-il le rappeler).

 

Malgré tout, aux alentours de 19h15, je me plante devant Canal mais pas franchement investie. Le côté paillettes m’a lassée, je n’ai même pas suivi la montée des marches (qu’elle est la loin l’exaltation de mes jeunes années !). J’ai regardé sans le voir Edouard Baer en maître de cérémonie : il est vrai qu’il est difficile d’oublier Vincent Cassel, sublime en costume blanc en 2006. Puis est venue Madame la Présidente, impeccable lors de son discours, mais peut-être un peu froide. Enfin, ouverture officielle par Charles Aznavour, sous le prétexte qu’il prête sa voix au personnage du film d’ouverture, La-haut. Le film d’ouverture justement, c’est peut-être la seule note d’originalité de cette version 2009 : un film d’animation en 3D des studios Pixar. Enfin, c’est ce sur quoi toute la presse s’extasie. Là encore, je n’y vois qu’une évolution naturelle et tardive de cette grosse machine.

Rendez-vous dans 10 jours pour le palmarès : après tout une grosse surprise n’est pas exclue…

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Culture

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