What happened to Big Jim ?

Publié le 27 Avril 2009

Je ne me suis pas encore présentée, mais s'il y a une chose à connaître de moi, c'est mon goût immodéré pour les livres et plus précisément pour le roman. J'avoue une nette prédilection pour la littérature américaine d'abord et également pour les auteurs foisonnants, denses, exigeants. Je pense notamment à des gens comme Salman Rushdie, Mark Halter, Richard Ford, Hubert Selby Jr, James Ellroy, Russel Banks et surtout JIM HARRISON.

L'immense Jim Harrison que j'ai découvert lorsque j'avais 20 ans, il y a une dizaine d'années donc. Je me rappelle parfaitement des circonstances de cette découverte. C'était mon premier vrai boulot et ma collègue d'alors (qui avait l'âge de ma mère) m'a offert
Dalva en poche. Un choc : j'ai été transportée par son écriture. Impossible de décrocher de cette saga. Je ne pouvais plus lâcher ce bouquin : je crois que j'ai dû le lire en trois jours. C'est probablement un des romans les plus envoûtants qu'il m'ait été donné de lire.
A partir de là, j'ai lu tout ce qu'il avait écrit : il est l'un des rares auteurs dont je n'attends pas la parution en poche. Alors, forcément, j'étais plus qu'impatiente de lire son dernier opus
Une odyssée américaine. Première déception, il n'est pas très gros. Certes, ce n'est pas la quantité qui fait la qualité : mais c'est justement ce qui me plaît chez Jim... Peut-être est-ce dû au changement d'éditeur : notez que je n'ai rien contre Flammarion, non mais Bourgeois me plaisait davantage et s'accordait mieux avec Harrison.
Enfin bref, je n'ai pas aimé cette odyssée, mais alors pas du tout. Trop court, une écriture bâclée sans effort... Trop facile presque. Cliff n'est pas un personnage auquel je me suis attachée (pas le temps en fait !!) et ce road-movie ne mène nulle part. Allez je lâche le morceau, j'ai simplement eu la sensation de lire les états d'âme d'un vieux libidineux frustré et limite misogyne. Pardon Jim, mais mes propos sont à la hauteur de ma déception. Il n'empêche que j'achèterais sans hésitation le prochain : il m'a suffi de le voir en interview à 'La grande Librairie' pour bouillonner d'impatience.


Jim Harrison, Une odyssée américaine (The English Major), Flammarion, 2009, 317 p.



 

Rédigé par Jenny Grumpy

Publié dans #Lecture

Repost 0
Commenter cet article