A bout de souffle

Publié le 12 Août 2015

Est-ce de bon augure d’aborder la rentrée A bout de souffle ? Quand le diaphragme ne joue plus son rôle physiologique… Hélas pour moi, Le vent d’Est ne balaie plus ses poumons. Les poumons, mais les autres organes également peinent à accomplir leur mission. Contrainte de faire Bande à part (désert social du mois d’août oblige), Le petit soldat s’astreint, invariablement à affirmer Tout va bien lorsque l’on s’enquiert de ses nouvelles. Si elle était sincère, au Comment ça va, elle répondrait que ce qui fait sens est absent. Elle avouerait qu’elle a du mal à rentrer chez elle le soir quand rien ne l’attend, que Vivre sa vie n’est pas si évident quand ses fonctions primales ne servent à personne. Qu’il lui est compliqué de ne pas céder au Mépris lorsqu’on lui rétorque qu’Une femme est une femme et qu’il lui faut mettre à profit ses quelques semaines pour découvrir Deux ou trois choses que je sais d’elle.

Elles s’en fout, seuls les sentiments lui importent, l’accomplissement du Masculin féminin est son moteur. Elle, qui fut autrefois Une femme mariée, n’as pas le cœur à faire l’Eloge de l’amour. Elle aurait dû écouter celles qu’elles considéraient comme des Cassandre et qui lui assénaient que le One + One n’est pas une fin en soi. En dehors de ce sentiment, pour elle, il n’est point de Gai savoir.

Elle n’a qu’une envie : prendre ses jambes à son cou et Sauve qui peut (la vie) ! Si le myocarde ne parvient plus à se contracter en rythme, elle écoutera ce sage conseil : Soigne ta droite et tant pis si cela signifie que la partie de son cerveau qu’elle sollicitera est celle dont on dit qu’elle est le siège des affects négatifs.

Les British Sounds, les mélancoliques évidemment, accompagneront ses soirées solitaires et l’aideront peut-être à s’enfuir de cette Old Place. Elle ignore encore combien de temps il lui faudra pour surfer sur une Nouvelle vague et entamer l’épisode Numéro 2 de l’année 2015. Si elle était pieuse, elle se fierait au nombre de Je vous salue Marie qu’il lui faudrait adresser. Elle ne l’est pas, loin de là ; elle a préféré dire Adieu au langage, choisir la facilité en somme. Elle patiente.

Et à la question originelle à laquelle il serait aisé de répondre de façon négative, elle en préfère une autre : est-ce de bon augure de finir les vacances A bout de souffle ? Elle a déjà une esquisse de réplique en reprenant une activité qui lui est chère : écrire une Letter to Jane. Même si le résultat intellectuel et littéraire est loin de la satisfaire : elle a biaisé ses états d’âme avec un exercice de style, une référence cinématographique qui saura sûrement l’aider à appréhender ce Week-end avec plus de légèreté. Ces quelques mots lui permettent de graver sur son âme que sa modeste vie n’est qu’Un film comme les autres.

Rédigé par Jenn Jenn

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Clément 13/08/2015 10:15

Quoi ??????.... T'as un one+one ????....
J'adore te lire.... C'est un pur délice.....

Jenn Jenn 13/08/2015 11:49

Il est très compliqué de se le procurer non ?? ;)

Merci !!