Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 22:00

 

Je vous jure, j’ai essayé ! La preuve, je n’en ai pas fait une seule mention ici-même : pas la moindre allusion, le petit clin d’œil… Rien, que dalle ! Je me suis tu : une manière comme une autre de conjurer le sort, de faire taire les vieux démons… En vain ! L’angoisse du CDI est insidieusement en train de me grignoter. Je mesure pleinement combien il est politiquement et socialement incorrect de dédaigner le côté indéterminé, pérenne (péren comme pourrait dire Sarko – mais dont j’ignore l’orthographe qu’il adopterait, pardon, je digresse) de l’emploi. Le chômage, la montée flippante du FN, la perte du triple A, le succès croissant de Levy et Musso… Putain, la France est sur une mauvaise pente et je me plains. C’est mal !

 

Pourtant, j’ai tenté de suivre à la lettre les 10 commandements du cdiste :

1. Ton employeur, tu remercieras.

2. Ta famille, tu préviendras.

3. Ton réseau de collègues, tu entretiendras.

4. Ta motivation, tu cultiveras.

5. Tes objectifs, tu réciteras.

6. Ton banquier, tu informeras.

7. Ton bureau, de photos personnelles tu décoreras.

8. Ton évolution de carrière, tu envisageras.

9. Tes login et mot de passe Assedic, tu jetteras.

10. Tes alertes Cadremploi, tu supprimeras.

 

J’ai fait tout ça. J’ai pratiqué la méthode Coué. J’ai même parfois été contaminée par l’enthousiasme de mes nouveaux collègues toujours prompts à me féliciter avec un sens de la formule… comment dire… Aiguisé ? Morceaux choisis :

  • "C’est tellement pas facile pour les jeunes de trouver un boulot aujourd’hui !" (Cool, je suis encore considérée comme jeune !)
  • "Vu ta situation, c’est quand même rassurant, non ?" (ma situation, qu’est-ce à dire ? Ah oui, j’ai deux mouflets en garde exclusive.)
  • "C’est génial ici, tu verras, il y a plein d’avantages : le CE, les RTT, les jours enfants malades (NDLR : et en mère célibataire avec 2 mouflets, c’est vrai que c’est le jackpot !), les jours de fractionnement (hein ??)…"
  • "Wahouuu !! Tu dois être super contente !" Euh… chais pas !
  • "Ah c’est bien, en plus tu verras souvent… (mouvement de la tête vers un bureau voisin)". Rougissement léger, néanmoins perceptible, de ma part.
  • "Je te l’avais dit : ici tu rentres en CDD, et pis tu restes 35 ans". Oh putain, j’ai peur !!!

 

Je sais, je sais, c’est pas bien de penser tout ça. Et objectivement, je n’ai pas à me plaindre. J’ai un job dont je peux valoriser le titre en société. En clair, ça peut parfois intéresser des interlocuteurs inconnus (ok, le secteur d’activité un peu moins, mais bon…). Je n’ai pas une pression de dingue (le salaire non plus d’ailleurs, logique), je ne suis pas loin de chez moi, j’ai une hiérarchie compréhensive, un accès Internet non filtré, un bureau toute seule (bon ça, je vous en recauserai peut-être mais ça ne colle pas vraiment à mon tempérament), des collègues sympa…

 

Mais bordel, ça commence à m’angoisser tout ça. Je crois qu’on peut poser définitivement le diagnostic : je suis cdiphobe… incurable. Certains pourraient y voir une incapacité à s’engager dans le travail. C’est faux ! Je peux être très performante si je veux. Et sans prétention aucune, il m’arrive d’être brillante.

Mais il est vrai que je m’emmerde très vite. La perspective d’une éternité dans le travail me fait flipper. Et ça, ça fait flipper ma mère (entre autres) qui craint que je ne me pose jamais. Il est vrai que je n’ai plus 20 ans (aïe putain, elle fait mal cette claque) et qu’à mon (grand ?) âge, il serait temps de me stabiliser (comprenez, je vais basculer dans les seniors).

Mais c’est ce que je fais ! Je me pose, je ne me barre pas sans rien derrière comme je l’aurais fait il y a quelques années encore. OK, en même temps, je suis toute seule pour payer le loyer et nourrir les mouflets, ça n’aide pas à faire sa capricieuse.

 

Mais tout de même, comment expliquer cet ennui qui me gagne si souvent lorsque j’appose ma signature en bas d’un contrat à durée indéterminée ? On pourrait se dire que je n’ai simplement pas encore trouvé ma voie, The job. J’adhère à cette hypothèse, sauf que je ne suis plus dans une situation qui me permet de la trouver cette fameuse voie.

Ou alors que je suis extrêmement douée, genre une adulte dont on n’aurait pas diagnostiqué la précocité et qui se gâche. Oh merde, c’est super arrogant !

Ou bien, je suis une éternelle insatisfaite ou immature… dans le boulot uniquement peut-être, je tiens à le préciser.

 

Heureusement, 2012 sera placée sous le signe de la maturité. Après, on verra bien quel sort je réserve aux résolutions. Je ne démissionnerai pas comme une sauvage, je vais m’accrocher, je ne vais pas faire un mouflet histoire d’avoir un congé mat’ de 23 semaines (c’est complément dément ça !). Bref, je reste ! Sur ce, je vais boire un verre !

 

Par Jenny Grumpy - Publié dans : Quotidien
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Lundi 12 décembre 2011 1 12 /12 /Déc /2011 14:07

Avant d’en faire partie, j’avais l’impression que le monde des gens qui réunionnent avait quelque chose de fabuleux. A les entendre tous si occupés, si pressés, lancer dans un couloir : « Désolé, je file en réunion », je me plaisais à penser qu’ils devaient être importants pour être si souvent conviés à de mystérieuses "conf’ call", "bilat’", codir et autres… Et je me disais que leurs plaintes n’étaient pas si sincères… Ca, c’était avant, avant d’en être. Non que je sois devenue quelqu’un d’important ou d’irremplaçable dans mon boulot. J’ai simplement été, à mon tour, contaminée par la réunionnite aiguë. Rapide typologie de celles auxquelles j’ai pu assister.

 

La réunion plateau-repas

Celle-là, avant même d’y aller, tu sais que ça va être la galère. Comment écouter, noter, parler tout en mangeant ? Inutile d’essayer de tout concilier, tu peux pas ! Il faut choisir !

Alors, si tu es responsable du compte-rendu de la dite-réunion, tu bouffes pas. Tu poses gentiment ton plateau à tes pieds et tu fais comme si c’était une réunion classique : tu prends notes avec toute la difficulté de comprendre des interlocuteurs qui ont la bouche pleine. Attention aux approximations, voire aux contre-sens ! Gare également aux éventuels projectiles (valable pour tous les participants !).

Si tu es là en auditeur lambda, tu peux t’attaquer au repas. Il y a probablement plusieurs catégories de plateaux. Bon, le mien était dégueu : ce qui ne m’a pas empêchée d’en tirer quelques enseignements. Premièrement, se caler sur la vitesse des autres : il ne s’agit pas de passer pour la morfale de service ou la fille qui s’est crue dans un resto classouille. Deuxièmement, se souvenir de ce que tes parents t’ont appris quand t’étais môme : on ne parle pas la bouche pleine, on mange la bouche fermée, et on ne rote pas à la fin du repas (oui, même si c’était délicieux !). Troisièmement, on n’attache pas sa serviette autour du cou (on ne sait jamais, il y en a peut-être qui le font chez eux). Dernièrement, on ne finit pas la bouteille de rouge, même si elle est divine. Se rouler sous la table (de réunion) n’est pas du meilleur effet.

 

La réunion de 8h

Inutile de s’étendre sur le sujet : le créneau horaire parle de lui-même. Tous les neurones ne sont pas encore en action, les yeux sont encore gonflés, la lumière des néons est fatale. Et en hiver, la nuit te rappelle que tu serais dix mille fois mieux sous ta couette.

 

La réunion complexe

Dès les premières minutes, tu demandes ce que tu fous là. Y a-t-il eu erreur sur la personne ? Le sujet est technique, abstrait. Impossible de noter quoi que ce soit, c’est limite si les autres ne parlent pas en mandarin. Les slides projetées n’éclairent pas ta lanterne. C’est l’enfer : t’y comprends rien. Impossible d’intervenir de manière pertinente. Un peu comme à l’école, tu baisses les yeux dans l’espoir de ne croiser aucun regard à la recherche d’une quelconque approbation. Inconsciemment, tu sens parfois ta tête hocher toute seule imperceptiblement, histoire de te donner une certaine prestance. Sauf qu’au bout d’un moment, tu décroches et là, ta tête ne hoche plus, elle tombe lourdement en avant. Merde ! Tu t’endors ! Tes yeux s’affolent, tu regardes à droite à gauche un peu comme un lapin pris dans les phares d’une voiture. Pour couronner le tout : tu bailles à te décrocher la mâchoire ou pire, t’essayes de masquer le bâillement et ton menton se transforme (limite on dirait un des frères Bogdanov !!). Que les minutes te paraissent longues !!

 

La réunion corporate

Elle est circonscrite à certains sujets. Sa particularité : elle est jalonnée de termes anglais et ou d’abréviations. En gros, c’est un peu comme si Jean-Claude Van Damme était de la partie. L’intervenant (Français évidemment) ponctue son discours de mots anglais et feint de chercher l’équivalent dans sa langue maternelle : « Comment vous dites déjà en français ? ». Il utilise aussi des mots tels les "cons’" (consultant ? conseiller ? consommateur ? consul ?... mystère non élucidé à ce jour). Il trouve toujours un moyen de placer qu’il a exercé une fonction dont le titre n’est pas traduisible dans la langue de Molière.

Même si ce n’est pas son objectif, cette réunion te fait marrer. Là-aussi, il faut éviter de croiser un regard sous peine d’un fou rire, du plus mauvais effet également.

 

La réunion virtuelle

Visio ou téléphonique : mon cœur balance. Je ne sais pas encore laquelle est la plus pénible. Sans voir ton interlocuteur (au téléphone, donc), il est difficile de soutenir ton attention et ta concentration. En plus, beaucoup d’éléments extérieurs peuvent te perturber : collègues, textos, Facebook, mails perso pro, envies de café (ou pisser). Bref, sa durée ne doit pas excéder 30 minutes (et je suis large). Et lorsque la conf’ call se déroule à plusieurs, on frôle la catastrophe : cacophonie, difficulté à identifier celui qui parle, obligation de se couper la parole les uns aux autres… Et puis rien que le nom de l’appareil (une pieuvre), ça te file des frissons.

La visio, c’est encore autre chose. Tu vois donc l’autre, ou les autres, sur un écran. C’est là que tu te rends compte à quel point, souvent, les salles de réunion sont lugubres. Et en plus, tu as aussi ta propre image en retour. Quand on est à plusieurs, il est facile de trouver un angle dans lequel la caméra ne va pas, sinon, il te reste tes cheveux (si t’en as) derrière lesquels te planquer. Et si t’es tout seul, bah… C’est la merde !

 

La non-réunion

Elle se décline en deux volets. Il y a celle qui n’a jamais eu lieu. Pas de pot, c’est justement celle qui tu avais préparée de façon besogneuse.

Et celle, qu’avant, tu n’aurais jamais considéré comme une réunion : je parle ici de la réunion à deux. Avant, tu t’imaginais que pour réunionner, il fallait être plusieurs. Alors, certes, j’en connais pour qui le plusieurs commence à deux. Tout de même, ça limite un peu les échanges d’idées, non ? A l’usage, tu apprendras que ce type de réunion est connu dans le milieu comme une bilatérale, que tu abrègeras vite en "bilat’", plus corporate évidemment !!

 

Non seulement, cette typologie est non exhaustive, mais en plus, ces types de réunion peuvent se combiner et là ça se complique. La conclusion, certes un peu hâtive : les réunions, c’est chiant ! Bonne semaine de travail…

Par Jenny Grumpy - Publié dans : Quotidien
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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 21:24

Ca y est, c’est arrivé !! La tournée de ma génération existe… Ou comment prendre une claque temporelle en deux minutes.

Il y a quelques années, j’offrais à ma mère le spectacle "Age tendre et tête de bois" (années 60 pour ceux qui seraient vraiment hyper jeunes), c’est désormais mon tour d’avoir le privilège ( ?°) de voir sur scène ceux qui étaient au top il y a quelques temps. Merci à 66 minutes de m’avoir fait connaître ce fabuleux show (je cite).

Oyé oyé, sachez qu’en ce moment, vous pouvez prendre vos place pour "Génération Dance Machine". Oh putain !! C’est donc comme ça que nous serons donc qualifiés !

Alors, qu’est-ce qu’on y trouve : Larusso, Benny B (là, j’ai vraiment mal !), Boris, Yannick, Indra, Corona, Gala (bizarre ces rimes en A), Worlds Appart… Désolée, mais Ophélie Winter s’est finalement désistée (j’entends déjà les cris de désespoir de certains d’entre vous !).

 

Alors oui, j’avoue, j’ai dansé sur certains titres. Oui, j’avoue, j’ai chanté à tue-tête "Tu oublieras !". Mais les années 90, ce sont tout de même 10 ans (ouais, je sais qu’une telle réflexion force le respect) et entre 1990 et 1999, c'est-à-dire entre 12 et 21 ans en ce qui me concerne, on ne peut pas dire qu’il y ait homogénéité.

 

A 12 ans, on pouvait encore me faire défiler en sans-culotte pour la fête de fin d’année sur le bicentenaire, à 21, j’en avais fini avec les culottes Petit Bateau (par contre, elles reviennent à la trentaine !).

 

A 12 ans, je portais un jean javellisé avec un lapin fluo faisant du skate sur la cuisse gauche. A 21 ans, c’était un Levis (501) sinon rien.

 

A 12 ans, j’étais une élève brillante avec les félicitations à chaque trimestre ; à 21 ans, je m’étais octroyée une année sabbatique après d’inutiles études de ciné.

 

A 12 ans, j’avais un chien qui s’appelait Love. A 21 ans, j’avais forcé mes parents à en prendre un que j’appellerais Nefta.

 

A 12 ans, je faisais le tour de la cour de récré dans l’espoir de croiser l’élu de mon cœur ; à 21 ans, celui que j’aimais m’avait déjà brisé le cœur.

 

A 12 ans, le cross du collège me rendait malade. A 21 ans, je courais tous les deux jours 45 minutes minimum.

 

A 12 ans, l’odeur des Gauloises brunes me filaient la gerbe ; à 21 ans, mon père m’achetait mes Philip Morris en douce (ce qui n’est pas incompatible avec l’item ci-dessus).

 

A 12 ans, je faisais un voyage scolaire à Munich ; à 21 ans, je partais 15 jours en Tunisie avec mes premiers salaires.

 

A 12 ans, ma meilleure copine me donnait une tétine en bois ; à 21 ans, nous étions brouillées.

 

A 12 ans, je faisais ma dernière colo de môme ; à 21 ans, j’envisageais de passer mon BAFA.

 

Mais 12 ans après, que reste-t-il de ces années ?

Larusso est devenue brune ; les Worlds Appart vendent des voitures ou des blanchissements dentaires ; Benny B se targue d’avoir écrit un nouveau titre (parce que, oui le premier était écrit !) ; la droite s’est installée au pouvoir ; mes cheveux sont passés du châtain au blond au roux au noir corbeau ; le vin rouge ne m’écœure plus ; la France a gagné la Coupe du Monde de foot mais n’a pas renouvelé l’exploit ; mes seins ont connu le 85 A et le 100 E ; mes pantalons le 34 et le 48 ; j’ai vécu à 2 dans un 19 m2 et dans un 100 m2, toute seule dans un 22 m2 et un 52 m2 ; l’Euro a remplacé le franc ; les enfants sont devenus une réalité…

 

La liste pourrait se poursuivre sur plusieurs lignes. Mais en ce qui me concerne, zéro nostalgie. J’ai adoré de 12 à 20, survécu de 21 à 30, me suis épanouie à partir de 31 ans. Finalement, la claque n’est pas si violente et je ne me reconnais pas dans cette génération Dance Machine. Tout simplement parce que je sens terriblement vivante et que je n’ai pas l’impression de sentir la naphtaline. On en reparle dans 10 ans. Allez dans 20 ! En attendant, je vis et je kiffe !

Par Jenny Grumpy - Publié dans : Réflexion
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Mercredi 5 octobre 2011 3 05 /10 /Oct /2011 20:54

De manière extrêmement régulière, j’arpente le pavé parisien en deux-roues : scooter ou bécane au bon vouloir du conducteur. Je précise immédiatement que j’adore ce mode de déplacement : même pas peur en deux-roues de toute façon. J’aime la vitesse, la sensation d’intense liberté. Bref, je n’ai pas de soucis avec le concept. Mais attention, être passagère en deux-roues ne s’improvise pas : été ou hiver, scooter ou gros cube, il faut s’adapter et c’est là que j’interviens.


Scooter versus moto : le casque

En scoot’, la question est non avenante puisque le dit véhicule est pourvu d’un coffre dans lequel glisser le casque. En moto, c’est une autre histoire.

Vous aurez évidemment compris que je parle du moment où l’on n’est plus en train de rouler.

En ce qui me concerne, me balader avec un casque à bout de bras ne me dérange pas. J’y vois même au contraire une annexe de mon petit (et oui, on est loin des clichés) sac à main. Mon bouquin, mes clopes et mes lunettes de soleil peuvent ainsi y loger et m’éviter de farfouiller de longues minutes dans mon sac. Néanmoins, je ne me risquerais pas à y laisser mes clés. Vous aurez en effet noté que la forme du casque se prête au roulement et là, il n’existe plus de garanties.

Si la présence d’un casque peut parfois s’avérer problématique dans certains lieux exigus (exemple : aller pisser avec un casque, parfois, c’est très compliqué), en général, on s’arrange. Il peut servir de repose-pieds, d’accoudoir…

Et puis, il faut bien l’avouer, pour le style (prononcer "staïle"), c’est pas mal !


Scooter versus moto : l’habillement.

Là, on est dans le vif du sujet avec en plus des déclinaisons en fonction des saisons.

Une première observation toutefois, indépendamment de la saison. Si en bécane, il semble admis qu’il faille être équipé, en scoot’, l’équipement motard engendre souvent moqueries ou sarcasmes : une absurdité dans le fond puisque les risques sont les mêmes. Ainsi, si personne n’est choqué par une passagère en minishort en Piaggio, on imagine les regards interloqués des passants face à la même passagère sur un 1600.

Pas d’hypocrisie, l’équipement motard n’est pas glamour. Le blouson d’abord. Déjà rien que le terme donne des sueurs froides. Pour ma part, j’ai arrêté de porter des blousons au collège. Un blouson, par essence, c’est laid. Et celui du motard est lourd puisqu’il est coqué aux entournures, sécurité oblige vous aurez compris, et ce, été comme hiver.

L’hiver justement parlons-en ! Entendez hiver au sens générique du terme : j’y mets donc tous les temps pourris, pluie incluse ! Eu égard la rigueur de celui que nous venons de traverser, je peux témoigner car j’ai survécu. Mon père (motard de la première heure) m’aurait désavouée à coup sûr et ma mère (mère de la première heure) aussi. Pas de doudoune ou autre truc chaud (pas prête psychologiquement à ça), pas d’équipement imperméable, des gants tout juste acceptables si l’on considère les températures polaires… Bref, le mauvais plan.

Mais étant un animal pensant qui apprend de ses erreurs et qui gagne en maturité année après année, je compte approfondir la question et probablement passer un cap. Cela passera également par l’achat d’un pantalon de pluie (à ne pas confondre avec un pantalon K-way).

Finissons par les pieds. Même en été, les tongs sont à proscrire. Par contre, hors de question de ne porter que des pompes montantes voire des pompes de motards. J’avoue : j’aime porter des talons en bécane, c’est même carrément un kiff !

J’allais oublier l’épineux problème de la jupe/robe. Là encore, jambes nues c’est terminé ! Un jean en-dessous est indispensable. Quant à l’hiver… bah… on caille !


Scooter versus moto : les accessoires.

Avantage au scooter, grâce au coffre évoqué  plus haut qui peut contenir tout un tas de bricoles. En moto, il faut encore et toujours s’adapter et parfois même, mettre sa coquetterie de côté. On roule souvent avec un sac à dos : au mieux un Eastpack léger, au pire, un énoooooooooorme bag. L’essentiel étant de ne pas céder sur un point : la passagère ne porte pas le sac à dos une fois descendue de la selle. Le couple de motards invité chez des amis doit également renoncer à apporter des fleurs chez ses hôtes, sauf si le fleuriste se trouve au bout de la rue. La bouteille de Champ’ est envisageable dès lors qu’on ne l’ouvre dès l’arrivée, le vin se tente aisément.


Scooter versus moto : la tête

Egalité entre les deux puisque tout découle du port du casque. Les boucles d’oreille, on oublie : une évidence pour les créoles ou les pendantes et une douloureuse expérience d’un diamant perdu en ôtant le casque. Pas question pour autant d’y renoncer : on les range délicatement dans une petite boîte (qu’on n’oublie pas d’embarquer).

Pour le maquillage, c’est également tendu. Je m’adresse ici aux initiées. Le port d’un jet n’est pas recommandé pour un teint nickel. Sans maquillage, la peau finira par se dessécher ; avec ; ce dernier finira par craqueler. Pour les yeux, on peut tenter le coup en prenant garde à ce que le casque n’entre pas en contact avec des cils artificiellement rallongés. Bref, le mieux étant finalement de se la jouer comme Stéph’ dans Les années collège, on se maquille en arrivant au bureau. Le port de l’intégral pose d’autres problèmes, en été tout spécialement : il tient chaud, très chaud !

S’agissant des cheveux, c’est infernal. Certes, je n’ai pas de problème de brushing (j’en ignore même la technique de base), mais les cheveux tout plats, c’est mon lot quotidien les semaines en deux-roues.



Il est vrai que le deux-roues n’est pas sans inconvénient pour la passagère (valable également pour la conductrice), alors que ces considérations n’ont probablement jamais inquiété la gente masculine. Se déplacer rapidement, faufiler entre les voitures, se garer n’importe où et gratuitement a un prix auquel je ne suis cependant pas prête à renoncer. On s’adapte je vous dis !

 

Par Jenny Grumpy - Publié dans : Réflexion
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Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 23:21

On ne mesure l’importance du temps que lorsque l’on en a finalement.

Toute l’année, je suis en speed : pas le temps de faire les courses (tant mieux, merci Monsieur Ooshop !), pas le temps d’aller chez le médecin, pas le temps de faire du shopping (bon ça aussi tant mieux, ça me saoule vite !), pas le temps d’emmener la caisse en révision, pas le temps de cuisiner, pas le temps de jouer avec les mouflets. Et puis les vacances arrivent pour la majorité d’entre nous. Cette année, c’était fissa : une petite semaine en août. A peine le temps de prendre ses marques que, paf, il faut repartir. Bref, même pas le temps d’en profiter.

 

Et cette semaine, en plein rythme scolaire : une certaine idée du luxe. Cinq jours sans aller au boulot. Alors oui, les vacances aux Maldives à siroter un cocktail les doigts de pied en éventail, ça doit être le kiff, mais les vacances at home – et jamais, je n’aurais cru écrire ça un jour – c’est un pur bonheur. Le bonheur de ne pas courir frénétiquement après les minutes, ça n’a pas de prix.

 

Alors oui, il faut quand même regarder sa montre parce que le petit d’homme doit aller à l’école… et en revenir. Mais entre les deux… il n’y a rien, juste la plénitude d’avoir du temps. Du temps pour soi d’abord, une fois que la mouflette est déposée chez Supernounou. Du temps pour bouquiner, regarder des merdes sans nom à la télé, faire la sieste, s’improviser un déj’ avec Jules ou une cop’s. On a même le temps de faire des trucs de psychopathe, genre laver les carreaux.

 

Et puis surtout, du temps de qualité avec les mômes. Parcourir 50 mètres peut prendre un temps de dingue et on n’en a rien à foutre parce qu’on est encore l’après-midi. On peut faire un concours de puzzles et tapisser le salon avec tout ce qu’on a en magasin (bon, rappelez-vous tout de même que je vis dans 50 m2, hein, ça va vite). Ils ont tout le loisir de se transformer en pruneaux dans le bain parce qu’ils peuvent y rester longtemps. Ils peuvent découvrir un talent insoupçonné chez leur mère : elle sait cuisiner (putain, je me suis crue dans Ratatouille cette semaine !!). On peut lire trois histoires tranquillement sous la couette parce que le matin, ils gagnent trois quarts d’heure de sommeil. On a le temps de discuter, de les voir se déguiser, préparer des spectacles, se transformer en fantômes avec les couettes, danser sur des chansons diffusées sur W9 (aïe je sais, j’aurais dû m’occuper de leur éducation musicale cette semaine), faire un, deux, dix câlins, se fâcher et passer à autre chose en moins de deux…

 

Bref, une semaine comme celle-ci vaut largement les trois semaines que je n’ai pas eues cet été. Parce qu’elle a été synonyme de sérénité, de calme, de tranquillité, de décompression absolue... Une certaine idée du bonheur.

Par Jenny Grumpy - Publié dans : Quotidien
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