C’est
aujourd’hui que sortait dans près d’une centaine de pays simultanément Michael Jackson's This Is It, le documentaire hommage au Roi de la
pop, Michael Jackson. Une heure cinquante pour retracer les derniers mois de la star, morte le 25 juin, alors qu’il était en pleine répétition pour la série de 50 concerts qu’il devait donner à
Londres.
Bien sûr que le film de Kenny Ortega (son directeur artistique), monté à la hâte, pue le fric à plein nez. Tous les moyens sont et seront bons pour exploiter le filon MJ. Il y a fort à parier que dans 7, 13 ou 17 ans, on découvrira une maquette inédite d’une chanson, voire plusieurs, histoire que la flamme ne s’éteigne pas. Les concerts hommage aux tarifs exorbitants se produiront à chaque date anniversaire (sa naissance, sa mort, la sortie de l’album mythique "Thriller"…) mais qu’importe car comme l’explique le réalisateur « ce film est un cadeau aux fans de Michael ». Réalisé à partir de dizaines d’heures d’images de préparatifs, This Is It est un vibrant portrait de l’artiste en plein travail qui vous prend aux tripes comme rarement.
Lors de l’annonce de cette série de concerts, les médias se sont déchaînés, mettant en doute la capacité de Jackson à accomplir une telle performance. A en voir les répétitions, les mauvaises langues peuvent aller se rhabiller. C’est du grand Michael qui travaille sous nos yeux : de l’énergie à l’état pur, une décharge de 100000 volts qui fait littéralement exploser votre taux d’adrénaline.
L’homme de 50 ans, d’une maigreur effrayante au visage émacié, disparaît dès lors qu’il se met à danser et à chanter : il n’a rien perdu de sa fluidité, sa grâce. Tout lui semble facile : il flotte au-dessus des jeunes chanteurs qui auraient dû l’accompagner dans ses concerts. Son équipe justement est largement mise en valeur : l’enthousiasme de tous (danseurs, musiciens, techniciens, choristes…) est palpable. On frémit avec eux lorsque MJ se laisse aller à une improvisation vocale : la chance et l’honneur de faire partie d’une aventure musicale et humaine exceptionnelle. J’en en ai le sang en ébullition.
Car fan ou pas, il est évident que ces 50 shows auraient marqué de manière indélébile l’histoire de la musique : je les conçois comme les plus stupéfiants jamais donnés tant le travail de chacun était frénétique. On y voit un Jackson perfectionniste mais pas despotique, capable de s’effacer devant le talent de sa guitariste, timide et drôle. Son visage irradie parfois fugacement d’un bonheur intense, celui d’être à nouveau sur scène à donner ce qu’il sait le mieux faire. On se fout des polémiques sur sa couleur de peau, ses opérations de chirurgie esthétique : This Is It révèle simplement de purs moments de magie en train de se vivre, comme une impression d’avoir volé les derniers instants d’une grande star.
Si le cœur vous en dit, ne tardez pas trop car Sony, le distributeur, n’aurait l’intention de laisser le film que deux
semaines à l’affiche.
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Ceux qui me
connaissent un peu savent que je suis à mille lieues d’avoir une crinière de lionne. Je suis plutôt dans le schéma baguette chinoise, voire nouilles chinoises, couleur maronnasse s’il pleut.
Tiens, la pluie parlons-en : quand il pleut, je ressemblerais presque à une chien mouillé.
« Si tu veux faire de ta vie un maillon d’éternité et rester lucide jusque dans le cœur du délire, aime… Aime de toutes tes forces, aime comme si tu ne savais rien faire d’autre,
aime à rendre jaloux les princes et les dieux, car c’est en l’amour que toute laideur se découvre une beauté. […] Celui qui passe à côté de la plus belle histoire de sa vie n’aura que l’âge de
ses regrets et tous les soupirs du monde ne sauraient bercer son âme. » Ce sont les derniers mots de Mahi sur son lit de mort à son neveu Younes. Younes, petit arabe de 9 ans que son père ne
peut plus élever et qu’il confie à son oncle, un pharmacien de l’Oranais marié à une française. Débutant dans l’Algérie des années 30, le 23e roman de Yasmina Khadra balaie toute
l’histoire moderne de ce ténébreux pays à travers la non-histoire de son héros.
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